mardi 5 juin 2012
Épisode #161: Isabelle Stengers et les ovnis
L'Épisode #161: Isabelle Stengers et les ovnis du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. Jean-Michel Abrassart y discute des positions ufologiques d’Isabelle Stengers.
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1 commentaire:
Salut Jean-Michel. Très intéressant épisode.
Je partage tout à fait ta position sur le fait qu'en science sociale, il y a une très mauvaise habitude à complexifier inutilement les textes. (Sur le podcast "Recherche en cours", http://www.rechercheencours.fr/REC/historique.html, ils soumettaient même l'idée que pour être reconnu, un article de science sociale devait comporter un bon pourcentage de "charabia").
De Russell à Bouvresse en passant par Bunge, si la compréhension de certains de leurs concepts me demande un travail manifeste, je n'ai que rarement eu besoin de relire dix fois un paragraphe pour juste en comprendre la forme. Je pense que tu as raison l'école analytique anglo-saxonne s'efforce à rester claire dans sa forme.
Pour ce qui est d'Isabelle Stengers, en France, un peu dans la même veine, nous avons Bernadette Bensaude-Vincent, qui a d'ailleurs bossé avec IS.
(http://www.vivagora.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=2&Itemid=60).
Je ne sais pas très bien si elles sont postmodernistes ou relativistes, mais bien qu'elles s'en défendent, c'est quand même, il me semble, ce qui ressort de leurs écrits.
Mon impression est que leurs travaux reposent sur deux points, une technophobie assumée et le fait que la science n'est pas (et ne peut pas) être démocratique, idée qui leur est insupportable le tout teinter de rousseauïsme.
Dès lors, elles sont obligées d'associer au mot science des qualificatifs , science citoyenne, science participative, etc., pour essayer de déstructurer le concept même de science. (je ne retrouve plus le papier d'Yves Gingras sur le sujet, montrant le danger d'une telle attitude).
Dans cette idée, la position de IS sur le climat me semble cohérente, pour une fois (à ses yeux) la science contre l'évolution technologique, donc elle est bonne.
Du coup la science mainstream peut être bonne si elle s'oppose aux évolutions technologiques de l'homme, et mauvaise si elle permet le développement de technologie, OGM nanotechnologie qui seraient contre nature.
Grand écart qui justifie, peut-être, l'emploi d'un discours amphigourique?
JxM
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