L'Épisode #129: Spécial Halloween - Lovecraft au cinéma du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. Il s'agit d'une interview d'Alain Pelosato, rédacteur en chef du Science-Fiction Magazine.
mercredi 26 octobre 2011
mercredi 19 octobre 2011
Épisode #128: Entretien avec Patrick Maréchal
L'Épisode #128: Entretien avec Patrick Maréchal du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. Il s'agit d'une interview de Patrick Maréchal, auteur de la photo de Petit-Rechain.
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samedi 15 octobre 2011
"Aventures d'Arthur Gordon Pym" - Un prélude aux montagnes hallucinées
J'ai terminé la lecture du roman d'Edgar Allan Poe, les "Aventures d'Arthur Gordon Pym"
. Celui-ci fut présenté au départ par ses éditeurs comme le récit d'un authentique voyage jusqu'en Antarctique. Il s'agit bien entendu en réalité d'une fiction, qui se termine étrangement, sans véritable conclusion. C'est cette raison qui poussa plusieurs écrivains de science-fiction à en proposer une fin: Jules Vernes dans "Le Sphinx des glaces"
et Howard Phillips Lovecraft dans "Les montagnes hallucinées".
Comme vous le savez déjà, je suis en train de maîtriser pour mon groupe de joueurs de l'Appel de Cthulhu la campagne "Par-delà les montagnes hallucinées" (que vous pouvez écouter ici sous forme de balado). Celle-ci est une suite aux "montagnes hallucinées" d'HPL, et donc forcément est aussi une suite aux "Aventures d'Arthur Gordon Pym". Le récit de Poe intervient à divers moments du scénario.
Je dois avouer que ce roman est difficile à lire. L'histoire part dans tous les sens et est une succession d'évènements n'ayant pas forcément de relations entre eux. Il s'agit d'un récit de voyage durant lequel se déroulent des aventures de plus en plus fantastiques. Le dérive finale, lorsque Pym et Peters se retrouvent à flotter sur un océan chaud situé en Antarctique, est une séquence particulièrement onirique.
Le fait d'avoir en tête "Les montagnes hallucinées" m'a aidé à me plonger dans l'histoire, surtout vers la fin, lorsque l'Antarctique approche et que l'on commence à entendre le célèbre cri: Tekeli-li, Tekeli-li! De plus, dans la version française de la campagne "Par-delà les montagnes hallucinees", éditée par Sans-Détour, Charles Engan nous révèle dans une interview d'une page comment il est possible que le récit de Pym puisse être authentique - par exemple comment il serait envisageable qu'il y ait un océan chaud situé en Antarctique au début du 19e siècle, mais que celui-ci ait complètement disparu lorsque les premiers expéditions scientifiques y mettent le pied quelques décennies plus tard. Évidemment, son explication implique certaines créatures du Mythe...
Au final, je dirais que les "Aventures d'Arthur Gordon Pym" sont réservées à des lecteurs véritablement motivés. Cependant, le récit est d'autant plus fascinant lorsqu'il est mis dans la perspective du roman d'HPL et de la campagne de Charles et Janyce Egan.
Comme vous le savez déjà, je suis en train de maîtriser pour mon groupe de joueurs de l'Appel de Cthulhu la campagne "Par-delà les montagnes hallucinées" (que vous pouvez écouter ici sous forme de balado). Celle-ci est une suite aux "montagnes hallucinées" d'HPL, et donc forcément est aussi une suite aux "Aventures d'Arthur Gordon Pym". Le récit de Poe intervient à divers moments du scénario.
Je dois avouer que ce roman est difficile à lire. L'histoire part dans tous les sens et est une succession d'évènements n'ayant pas forcément de relations entre eux. Il s'agit d'un récit de voyage durant lequel se déroulent des aventures de plus en plus fantastiques. Le dérive finale, lorsque Pym et Peters se retrouvent à flotter sur un océan chaud situé en Antarctique, est une séquence particulièrement onirique.
Le fait d'avoir en tête "Les montagnes hallucinées" m'a aidé à me plonger dans l'histoire, surtout vers la fin, lorsque l'Antarctique approche et que l'on commence à entendre le célèbre cri: Tekeli-li, Tekeli-li! De plus, dans la version française de la campagne "Par-delà les montagnes hallucinees", éditée par Sans-Détour, Charles Engan nous révèle dans une interview d'une page comment il est possible que le récit de Pym puisse être authentique - par exemple comment il serait envisageable qu'il y ait un océan chaud situé en Antarctique au début du 19e siècle, mais que celui-ci ait complètement disparu lorsque les premiers expéditions scientifiques y mettent le pied quelques décennies plus tard. Évidemment, son explication implique certaines créatures du Mythe...
Au final, je dirais que les "Aventures d'Arthur Gordon Pym" sont réservées à des lecteurs véritablement motivés. Cependant, le récit est d'autant plus fascinant lorsqu'il est mis dans la perspective du roman d'HPL et de la campagne de Charles et Janyce Egan.
mercredi 12 octobre 2011
Épisode #127: Un balado sceptique néerlandophone
L'Épisode #127: Un balado sceptique néerlandophone du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. Il s'agit d'une interview de Jozef Van Giel.
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Mouvement sceptique contemporain
jeudi 6 octobre 2011
Épisode #126: (SitP Bruxelles) “Le paranormal, illusion ou réalité?”
L'Épisode #126: (SitP Bruxelles) “Le paranormal, illusion ou réalité?” du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. Il s'agit de la conférence donnée par Jean Champenois le samedi 30 juillet 2011 à “Sceptiques dans un pub, Bruxelles”.
samedi 1 octobre 2011
Notes de lectures - 58: "Not the Impossible Faith"
(Mais que lisent donc les sceptiques?)
Note: 4/5.
Le Center for Inquiry proposait durant le mois de septembre 2011 une formation en ligne intitulée The Real Origins of Christianity, à laquelle j'ai participé, avec comme professeurs John Shook et l'historien Richard Carrier. Le manuel du cours était l'ouvrage de ce dernier, "Not the Impossible Faith"
.
Il s'agit d'un livre en réponse à celui de James Patrick Holding, "The Impossible Faith"
. L'argument central de cet apologiste, que Richard Carrier démystifie implacablement, est que la doctrine d'un Jésus mort et ressuscité est tellement incroyable que personne n'y aurait cru s'il n'y avait eu au départ des preuves. Pour le dire autrement, nous ne pouvons plus à l'heure actuelle vérifier les affirmations faites par les évangélistes. Il nous faudrait pour cela une machine à voyager dans le temps. Néanmoins, au premier siècle, il était (selon Holding) possible pour les gens qui entendaient parler de la bonne nouvelle de la résurrection d'aller vérifier les dires des apôtres (inspecter si la tombe était vraiment vide, etc.). C'est à cause de cela que le christianisme naissant aurait fait de très nombreux convertis, aussi rapidement.
Note: 4/5.
Le Center for Inquiry proposait durant le mois de septembre 2011 une formation en ligne intitulée The Real Origins of Christianity, à laquelle j'ai participé, avec comme professeurs John Shook et l'historien Richard Carrier. Le manuel du cours était l'ouvrage de ce dernier, "Not the Impossible Faith"
Il s'agit d'un livre en réponse à celui de James Patrick Holding, "The Impossible Faith"
Pratiquement tout ce que je viens d'écrire en décrivant l'argument de James Patrick Holding est simplement faux:
Ce livre de Richard Carrier est passionnant à lire. Son seul défaut est qu'il s'agit d'une réponse à James Patrick Holding, ce qui le rend parfois quelque peu difficile d'abord pour ceux qui n'ont pas lu "The Impossible Faith". Il reste cependant tout à fait lisible par ceux qui découvrent la critique historique du Nouveau Testament.- Tout d'abord, le nombre de convertis fut au début loin d'être aussi impressionnant que cela. Il correspond en réalité au développement normal de nombreux cultes de l'Antiquité. Il faut attendre que le christianisme devienne religion d'état - et que donc les gens soient forcés de se convertir - pour que ce nombre explose véritablement.
- Deuxièmement, même si certaines personnes auraient voulu tenter de vérifier les affirmations des prédicateurs, il aurait été en fait extrêmement difficile de le faire, si pas impossible. En effet, la rédaction des évangiles est tardive, ce qui rend la possibilité de trouver des témoins toujours vivants minime (étant donné qu'on vivait moins vieux durant l'Antiquité qu'aujourd'hui), voyager était difficile et prenait énormément de temps (même chose pour l'envoi de lettres) et consulter les archives légales demandaient des droits d'accès que peu de gens avaient. En pratique, vérifier la véracité du contenu des évangiles se révèle être Mission Impossible pour les premiers chrétiens.
- Ce type de vérifications ne pouvait provenir que d'intellectuels et d'érudits. Or, on sait qu'à l'origine le christianisme fut populaire parmi les masses, mais pas chez ceux qui auraient eu les compétences pour réaliser de telles vérifications.
- Contrairement à ce que James Patrick Holding défend, si on pose que certaines personnes ont malgré tout réalisé des vérifications de ce genre, il se pourrait qu'elles fassent justement partie des gens qui ne se sont pas convertis. Cela pourrait expliquer qu'on ne retrouve pas d'intellectuels et d'érudits parmi les chrétiens à cette époque.
- Enfin, si on prend au pied de la lettre Les Actes des Apôtres, ce livre raconte pourquoi les gens se convertissaient à l'époque. Les raisons sont les suivantes: parce que l'orateur était d'une probité morale à toute épreuve (la moralité de son comportement garantissant qu'il s'agit d'un homme de Dieu), les miracles réalisés par le prédicateur (guérisons, parler en langues, etc.), les récits de visions mystiques (comme Paul qui rapporte avoir vu Jésus ressuscité sur le chemin de Damas) et surtout l'interprétation des écritures saintes. A aucun moment il n'est question de vérification de preuves.
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