mardi 28 septembre 2010

Les balados anglo-saxons #2: "The Skeptics' Guide to the Universe"

"The Skeptics' Guide to the Universe" débuta le 4 mai 2005, peu après "Skepticality".

L'hôte de l'émission est le neurologue Steven Novella, professeur à la Yale University School of Medicine, et promoteur de la médecine basée sur la science (angl.: science-based medecine) par opposition aux médecines prétendument "alternatives". Il est accompagné chaque semaine par un groupe de sceptiques, surnommé les "skeptical rogues": Robert Novella, Jay Novella, Rebecca Watson, Evan Bernstein & Perry DeAngelis (ce dernier est malheureusement décédé le 19 août 2007). Vous noterez la présence dans cette liste de deux "Novella", qui sont bien évidemment les frêres de l'hôte.

Le "Skeptics' Guide" est le balado officiel de la New England Skeptical Society et est produit en coopération avec la James Randi Educational Foundation ainsi que le blog "Skepchick". Il est un des balados les plus populaires de la baladosphère sceptique et couvre énormément de sujets, tout autant les nouvelles scientifiques que la démystification des pseudo-sciences. Cependant, le succès de l'émission provient tout autant du traitement en profondeur des sujets abordés que de l'humour résultant des interactions entre les différents "skeptical rogues".

"The Rogues Gallery" est le blog officiel de "Skeptics' Guide". Enfin, Steven Novella et les "skeptical rogues" produisent aussi un autre balado, intitulé celui-là "The Skeptics' Guide 5x5", qui comme son nom l'indique à un format beaucoup plus court que l'émission principale: uniquement 5 minutes.

samedi 25 septembre 2010

Épisode #69: Le manifeste révoluscience

L'Épisode #69: Le manifeste révoluscience du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. Il s'agit d'une interview de Matteo Merzagora, un des contributeurs du manifeste “Révoluscience – Pour une médiation scientifique émancipatrice, autocritique et responsable”.

vendredi 24 septembre 2010

Nouveau livre sur les faux souvenirs

J'aimerais signaler la sortie d'un livre de Brigitte Axelrad - que j'ai eu l'occasion d'interviewer sur le balado en février dernier (voir l'Épisode #36) - intitulé "Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée". On peut lire sur le site book-e-book (ici):
Ce livre ne parle pas des cas d’inceste avérés contre lesquels une lutte déterminée est nécessaire. Véritable «Chandelle dans les ténèbres», ce livre tente d’éclairer les ravages des «faux souvenirs retrouvés en thérapie» vingt à trente ans après que les faits incriminés sont supposés s’être produits, alors même qu’il n’existe aucune corroboration indépendante de leur existence. Les questions réponses sont les petites chandelles qui éclairent et balisent la route vers la compréhension de ce phénomène sociologique. Puisse-t-il aider tous les acteurs concernés par ce fléau, qui, en France, remonte à la fin des années 90 et gagne dans l’ombre de plus en plus de terrain.

jeudi 23 septembre 2010

Les balados anglo-saxons #1: "Skepticality"

"Skepticality" fut historiquement le premier balado sceptique, et en fait un des premiers balados tout court dans l'histoire du média! Il débuta en avril 2005, peu avant le premier épisode du "Skeptics' Guide to the Universe" (qui date lui du 4 mai 2005).

Il est présenté par deux hôtes: Robynn "Swoopy" McCarthy et Derek Colanduno, et est devenu en court de route un des balados officiels du magazine "Skeptic" (publié par la Skeptics Society), statut qu'il partage maintenant avec "Monster Talk".

"Skepticality" est comme son nom l'indique un balado sceptique généraliste, qui est plus centré sur la promotion de la science que sur la démystification. Les centres d'intérêts des hôtes sont le "grassroots skepticism" (c'est-à-dire la promotion du scepticisme au niveau des individus et des communautés plutôt que par les organisations comme le Committee for Skeptical Inquiry, la James Randi Educationnal Foundation ou encore la Skeptics Society) et la vulgarisation scientifique (particulièrement via des médias comme la musique ou encore la bande-dessinée).

Swoopy et Derek Colanduno sont aussi connus dans le mouvement sceptique contemporain pour être les organisateurs du "Skeptrack" à la convention de science-fiction Dragon*Con (Atlanta, USA).

lundi 20 septembre 2010

"That Mitchell and Webb Look" - Les extraterrestres

"That Mitchell and Webb Look" s'attaque au mythe de Roswell, et particulièrement à la théorie de la conspiration (en anglais, environ 2 minutes):

samedi 18 septembre 2010

Merci à Gilles Fernandez

Un petit mot en passant juste pour remercier Gilles Fernandez de m'avoir envoyé au Pays du Soleil Levant une copie dédicacée de son ouvrage "Roswell : Rencontre du premier mythe" (voir l'Épisode #51 du balado pour en savoir plus). Je m'en vais le lire de ce pas...

Épisode #68: Le réseau Bright

L'Épisode #68: Le réseau Bright du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. Il s'agit d'une interview de Michel Naud, initiateur du réseau des brights de France et actuel pésident de l'“Afis – Association française pour l’information scientifique”.

dimanche 12 septembre 2010

Notes de lectures - 36: "Nonsense on Stilts"

(Mais que lisent donc les sceptiques?)

Note: 4/5.

"Nonsense on Stilts: How to Tell Science from Bunk" est le dernier ouvrage en date du philosophe et sceptique Massimo Pigliucci. Il est actuellement professeur de philosophie à CUNY-Lehman College. Il contribue une rubrique régulière pour le magazine "Skeptical Inquirer", écrit sur la toile pour le blog "Rationally Speaking" et est l'un des co-hôtes du balado du même titre (voir ici) - qui est le balado officiel des "New York City Skeptics". J'ai déjà chroniqué sur ce blog deux autres de ces ouvrages: "Thinking About Science - Volume I" et "Rationally Speaking: Volume I". Inutile je pense de préciser que je suis un fan, et qu'il s'agit d'un des philosophes contemporains avec lequel je me sens le plus d'affinités intellectuelles.

"Nonsense on Stilts" est un livre consacré à l'épistémologie. Son objet est similaire à l'ouvrage d'Alan Chalmers (à ne pas confondre avec le philosophe australien spécialisé en philosophie de l'esprit David Chalmers) "Qu'est-ce que la science?". La spécificité de l'approche d'un sceptique comme Massimo Pigliucci est qu'il ne se contente pas d'observer les sciences afin de déterminer en quoi leurs démarches consistent, mais il s'intéresse aussi aux pseudo-sciences comme l'astrologie, aux sciences pathologiques comme l'ufologie ou la parapsychologie, aux domaines qui s'apparentent plus à la philosophie qu'à la science (comme la théorie des cordes), aux controverses idéologiques comme celle autour du réchauffement climatique ou de la théorie de l'évolution, aux dérives de la pensée postmoderne (par exemple concernant la notion d'expert) ou féministe, etc. D'où le sous-titre: "How to Tell Science from Bunk" - c'est-à-dire comment distinguer la science de la foutaise.

L'auteur souligne l'importance du dialogue entre science et philosophie, et il n'hésite pas non plus à critiquer les positions scientistes de certains athées et/ou sceptiques. L'ouvrage contient aussi une section dédiée à un parcours plus historique de l'invention de la science par les philosophes - ou si vous préférez de comment la science s'est progressivement autonomisée de sa discipline mère, la philosophie.

De fait, Massimo Pigliucci brasse très large, aussi bien en science, en épistémologie que dans la culture du mouvement sceptique contemporain, et du coup un tel panorama peut certainement donner le vertige au lecteur si celui-ci découvre pour la première fois chacune des questions abordées. Au final, je dirais que "Nonsense on Stilts" est parfait pour les sceptiques ayant quelque peu de la bouteille et qui cherchent à donner une fondation épistémologique solide à leurs réflexions.

samedi 11 septembre 2010

Épisode #67: La vague belge d’ovnis

L'Épisode #67: La vague belge d’ovnis du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. Il s'agit d'une interview de l'ufosceptique Jacques Scornaux, auteur entre autres de l'article "L’hypothèse sociopsychologique : ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas".

mardi 7 septembre 2010

Skeptic Track à Dragon*Con 2010

Kylie Sturgess nous donne dans cette vidéo YouTube un goût de la Skeptic Track à Dragon*Con (une convention de science-fiction qui se déroule chaque année à Atlanta, USA), via un montage de diverses conférences auxquelles elle a assistées le week-end dernier (en anglais, environ 10 minutes):

lundi 6 septembre 2010

Mèmes ou vidéos virales?

On ne peut qu'être frappé par le fait que le concept de mème a pris des sens différents selon qu'il est utilisé dans la littérature technique sur le sujet ou dans le grand public. Je voudrais dans ce billet souligner la marge qui existe aujourd'hui entre ces deux niveaux d'utilisations.

Commençons par le niveau technique, celui des méméticiens. Dans un article récent intitulé "Copy That: A Response" - dans lequel Susan Blackmore tente de défendre ses idées concernant les mèmes et les tèmes (le troisième réplicateur) vis-à-vis de diverses critiques qui lui ont été faites suite à la publication dans "The Stone" de l'article "The Third Replicator" - elle écrit:
Memes are words, stories, songs, habits, skills and so on. Surely they exist. Dennett asks “Do words exist?” Of course they do.
Les mèmes sont ici présentés comme étant toutes sortes d'entitées qui composent la culture, mais au lieu d'être observées comme étant des productions humaines (anthropocentrisme) ils sont envisagées comme des sujets à qui il arrive des choses (mémocentrisme).

Prenons une autre définition, cette fois-ci celle proposée par la Société francophone de mémétique (ici):
Le dictionnaire d’Oxford donne comme définition : "élément d’une culture susceptible d’être transmis par des moyens non génétiques, notamment l’imitation" (traduction de l’auteur). En 2004, lors d’un colloque, une définition incluant l’observateur a été proposée par la Société francophone de mémétique : "partie élémentaire du système de codage qui nous permet de connaître la reproduction d’un observable culturel".
Les mèmes sont ici présentés comme une sorte d'élément atomique (partie élémentaire) qui, une fois combiné à de nombreux autres (via le système de codage), compose la culture.

Venons-en maintenant à l'utilisation du concept de mème dans le grand public: si on va sur la page web intitulée "A Guide to Internet Meme" ou encore si on suit la web série "Know Your Meme", on se rend aisément compte que la notion est utilisée dans un sens beaucoup plus restreint. Il s'agit ici strictement de quelque chose de viral, le plus souvent une vidéo, qui s'est propagée sur le net par imitations conscientes de la part des participants, par exemple le "Rick Rolling" ou encore le "Piano Cat". Vous trouvez un vidéo YouTube "Piano Cat" marrante, vous la reproduisez consciemment via votre propre compte YouTube, avec éventuellement l'une ou l'autre variation si vous vous sentez d'humeur créatrice. Le marketing viral est d'ailleurs une tentative des entreprises de contrôler ce phénomène sociologique, similaire au bouche-à-oreille. A noter aussi ici que nous sommes ici dans la métaphore du virus, et non celle du gène.

J'évoquais déjà ce problème dans mon billet "Le chien, le retour du soldat et la mémétique", parce que l'exemple en question jouait sur cette confusion des sens donnés au concept de mème. Il y était question de vidéos YouTube qui présentaient des soldats qui rentrent de la guerre en Irak et qui sont accueillis de manière exubérante par leur chien. Alain Joannes, dans son billet "Le "chien et le retour du soldat": analyse d'un meme contemporain", argumentait qu'il s'agissait d'un mème. Seulement s'il utilisait le concept dans le sens de "vidéo virale", le problème me semble-t-il était qu'il était fort peu probable que les divers auteurs de ces vidéos aient tenté consciemment de reproduire un modèle qu'ils auraient eu sous les yeux à un moment donné. A l'inverse, s'il utilise le concept de mème dans son sens plus restreint, celui de partie élémentaire composant la culture, alors les vidéos YouTube en question ne sont pas en elles-même des mèmes: elles sont des solutions composées de nombreux mèmes (soldat, chien, maître, rentrer à la maison, rentrer de la guerre, etc.). D'où l'importance de savoir de quoi on parle exactement quand on parle de mème!

Si la mémétique est une tentative de créer un modèle de comment la culture fonctionne, celui-ci ne se limite absolument pas aux processus de propagations virales, que ce soit au service d'une marque (marketing viral) ou non. Le concept de mème n'a donc pas le sens restreint qu'on lui trouve souvent dans le grand public, qui est "tout objet culturel qui s'est propagé de manière virale".

samedi 4 septembre 2010

Épisode #66: Paul le poulpe & co.

L'Épisode #66: Paul le poulpe & co. du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. Nicolas Gauvrit y discute de trois animaux présentés comme ayant un 6ème sens: Paul le poulpe, Oscar le chat et Zouma le chat.

mercredi 1 septembre 2010

Réponse à la lecture critique d'Alain Delmon

L'ufologue Alain Delmon a posté en juillet 2010 sur son site "Les OVNIS - Intelligences non-humaines ou mythe moderne?" une critique de l'ouvrage de Gilles Fernandez consacré à l'affaire de Roswell - dont nous avons déjà parlé précédemment sur le balado (voir l'Épisode #51: “Roswell : Rencontre du premier mythe”) - dans un texte intitulé "Lecture critique du livre de Gilles Fernandez "Roswell : rencontre du premier mythe".

Je voulais juste vous signaler ici que Gilles Fernandez a pris la peine d'écrire une réponse détaillée, que vous pourrez trouver en format .pdf en cliquant sur le lien suivant: "Réponse à la lecture critique d'Alain Delmon".