samedi 27 février 2010

Épisode #39: Peut-on critiquer la psychanalyse?

L'Épisode #39: Peut-on critiquer la psychanalyse? du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. Il s'agit d'une interview de Jean-Louis Racca et Nicolas Gaillard, de l'Observatoire Zététique. Je vous invite à aller l'écouter.

vendredi 26 février 2010

La poésie de la réalité

The Symphony of Science nous propose "The Poetry of Reality (An Anthem for Science)" (avec Michael Shermer, Jacob Bronowski, Carl Sagan, Neil deGrasse Tyson, Richard Dawkins, Jill Tarter, Lawrence Krauss, Richard Feynman, Brian Greene, Stephen Hawking, Carolyn Porco et PZ Myers):

jeudi 25 février 2010

La question de la semaine - 14

Je discute dans l'épisode 38 du balado du roman de Dan Brown "Le symbole perdu". La question que j'aimerais vous poser cette semaine est la suivante:

- Pensez-vous qu'il soit important pour la communauté sceptique de critiquer ce type de fictions, ou pensez-vous que cela n'est pas une priorité parce que, après tout, "ce n'est jamais qu'un roman"?

Bonne discussion!

mercredi 24 février 2010

Notes de lectures - 29: "Thinking About Science - Volume I"

(Mais que lisent donc les sceptiques?)

Note: 3/5.

"Thinking About Science: Essays on the Nature of Science - Volume I" reprend les articles consacrés à l'épistémologie publiés par Massimo Pigliucci dans le magazine "Skeptical Inquirer" entre 2003 et 2008.

Je suis un fan de Massimo Pigliucci, et ce pour deux raisons principales. Premièrement, il est un philosophe qui informe profondément ses réflexions par la science. Étonnement, beaucoup trop de philosophes basent leurs réflexions uniquement sur la littérature philosophique, et ignorent largement ce qui se fait du côté de la science, voir pire développent une rhétorique résolument anti-science (comme par exemple les tenants du mouvement postmoderne). Deuxièmement, Massimo Pigliucci est clairement un sceptique, or les célébrités du mouvement sceptique contemporain sont le plus souvent soit des scientifiques (Steven Novella, Richard Wiseman, etc.) ou des illusionnistes (James Randi, Penn & Teller, etc.), mais beaucoup plus rarement des philosophes. A cause de cela, il a une place particulière dans mon admiration.

Comparativement à son essai "Rationally Speaking - Volume I", "Thinking About Science - Volume I" ne discute que d'épistémologie. De plus, étant une compilation d'articles publiés dans "Skeptical Inquirer", il s'agit de textes qui s'adressent résolument à des membres du mouvement sceptique contemporain. Cela rend l'ouvrage d'autant plus passionnant à lire, parce qu'il est, si je puis dire, "en plein dans le mille"!

L'article dans lequel Massimo Pigliucci exprime ses réserves à propos de la mémétique, "The Trouble with Memetics", se retrouve dans ce livre. Il a été mentionné plusieurs fois précédemment sur ce blog dans le cadre des discussions autour de l'intérêt de cette proto-science. Il fait partie d'une trilogie d'articles concernant Richard Dawkins, les deux autres étant "Is Dawkins deluded? When scientists talk about religion" (dans lequel il critique l'ouvrage "Pour en finir avec dieu", et plus particulièrement certaines positions philosophiquement naïves défendues par son auteur) et "Beyond selfish genes" (dans lequel il critique l'ouvrage "Le Gène égoïste", et plus particulièrement la théorie du gêne égoïste). Pour ceux que cela intéresse, signalons que cette trilogie d'articles a été l'objet d'une critique par Antoine "Old Cola" Vekris sur son blog dans son billet "mémétique – notes #10".

Enfin, vous pouvez écouter Massimo Pigliucci sur le balado (en anglais) "Rationnally Speaking - Exploring the borderlands between reason & nonsense", le balado officiel des "New York City Skeptics".

Note: attention, "Thinking About Science - Volume I" n'existe qu'en version Kindle, et n'est pas disponible en papier.

Il s'est bien fait avoir par un sceptique!

Voici une vidéo exclusive (en anglais, environ 1 minute) d'un prétendu Big Foot par la chaine YouTube "skepticallypwnd" ("to be skeptically pwnd" ou "to be skeptically owned" veut dire "être bien eu par un sceptique"):

dimanche 21 février 2010

Rom Houben ne communique pas via la soit-disante "communication facilitée"

L'association sceptique belge néerlandophone SKEPP (pour " Studiekring voor Kritische Evaluatie van Pseudo-wetenschap en het Paranormale") a testé la capacité réelle de Rom Houben à communiquer via la soit-disante "communication facilitée" et, malheureusement sans surprise, le test est un échec: "Facilitated communication with coma patient is fabricated".

samedi 20 février 2010

Notes de lectures - 28: "L'esprit des Lumières"

(Mais que lisent donc les sceptiques?)

Note: 3/5.

Il est difficile de sous-estimer l'importance du siècle des Lumières dans la longue histoire du doute rationnel. Le mouvement sceptique contemporain se situe clairement dans la continuation de ce mouvement intellectuel. Dans son court ouvrage (seulement 143 pages)"L'esprit des Lumières", Tzvetan Todorov tout d'abord présente ce qu'ont été les Lumières, puis argumente contre certaines critiques qui leurs sont faites.

Il souligne tout d'abord qu'il est difficile d'expliquer en quoi celles-ci ont consisté à cause de la diversité des auteurs (situés géographiquement dans divers pays européens) qui ont pris part à ce mouvement et des positions qu'ils défendaient. Citons en vrac quelques noms: les Encyclopédistes, Immanuel Kant (auteur de l'article "Qu'est-ce que les Lumières ?"), John Locke, David Hume (auteur d'"Enquête sur l'entendement humain"), Montesquieu, Jean-Jacques Rousseau, Adam Smith, etc. De plus, certaines des idées étaient déjà présentes en philosophie avant cette période, mais c'est durant cette époque que celles-ci se sont actualisées dans la société, à travers la Révolution française et la déclaration d'indépendance américaine.

Tzvetan Todorov propose trois thèmes centraux à la pensée des Lumières: l'autonomie, la finalité humaine et enfin l'universalité. Il définit l'autonomie de la manière suivante (p. 10):
Le premier trait constitutif de la pensée des Lumières consiste à privilégier ce qu'on choisit et décide soi-même, au détriment de ce qui nous est imposé par une autorité extérieure.
Ce qui, par exemple, veut dire en pratique qu'aucune autorité, aussi prestigieuse soit-elle (par exemple les religions ou le corps politique), ne se trouve à l'abri de la critique. Deuxièmement, la pensée des Lumières est un humanisme. La finalité des actions humaines redescend sur terre et ne vise plus Dieu, mais les hommes. L'être humain devient l'horizon de notre activité. Enfin, l'universalité établit que tous les êtres humains possèdent un ensemble de droits identiques: ils sont égaux en droit.

Après cette brève présentation, Tzvetan Todorov contre-argumente certaines critiques, tel que par exemple le fait que les colonialistes justifiaient leurs actions par l'universalisme (l'argumentation étant que nous apportions la civilisation aux soit-disant "sauvages"), que certains considèrent que les événements tragiques du 20e siècle (tel que par exemple la Shoah) sont des conséquences de ce mouvement intellectuel, ou encore que ces philosophes pensaient qu'il était possible de faire complètement disparaitre les religions et la superstition. Il montre que ces critiques se basent sur des arguments d'épouvantail, c'est-à-dire sur ce qu'on a fait dire aux auteurs des Lumières plutôt qu'à ce qu'ils ont réellement écrit.

Lors d'une interview (en anglais) sur le balado "Philosophy Bites" (ici), il discutait de plus des menaces actuelles, comme les théocraties islamistes ou encore le mouvement postmoderne (qui défend le relativisme cognitif, une position philosophique qui rejette toute prétention à la vérité). Il nous encourage à défendre l'esprit des Lumières contre ces attaques. Peut-être avons-nous besoin de ce que les anglo-saxons surnomment Enlightenment 2.0, c'est-à-dire de nouvelles Lumières? Tzvetan Todorov termine son ouvrage sur ce sujet, en écrivant:
Quant on demandait à Kant si l'on habitait déjà l'époque des Lumières, une époque vraiment éclairée, il répondait: "Non, mais dans une époque en voie d'éclairement". Telle serait la vocation de notre espèce: recommencer tous les jours ce labeur, en sachant qu'il est interminable.

Épisode #38: Comment tester les prétendus médiums?

L'Épisode #38: Comment tester les prétendus médiums? du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. J'y présente l'article "Testing alleged mediumship: Methods and results” de Ciaran O'Keeffe et Richard Wiseman.

Référence:

- O’Keeffe, C. O., Wiseman, R. (2005). “Testing alleged mediumship: Methods and results”. British Journal of Psychology, vol. 96, p. 165-179.

vendredi 19 février 2010

Chercheurs d'insolite de coeur ... Mais découvreurs d'ordinaire par raison ...

A lire les commentaires ici ou là, il apparaît que, dans le milieu ufologique français, la réputation du CNEGU repose souvent sur une profonde méconnaissance tant de ce qu’il est, que de la philosophie qui l’anime.

Le vocable « debunking » (anglicisme), dans son acceptation la plus péjorative, est souvent utilisé pour qualifier notre action. Il convient donc de préciser ici, pour ceux qui feront l’effort de dépasser leurs préjugés, les considérations historiques et méthodologiques sur lesquelles repose l’essentiel de nos travaux.

Il se pourrait même qu’à terme, certains changent d’avis…
C’est par ces quelques mots que commence l’article de Gilles Munsch, récemment mis en ligne sur le site du CNEGU.

Gilles Munsch, en accord avec les membres de l’Association, effectue ainsi une mise au point nécessaire et actualisée, générée par des propos erronés (sciemment ou non) et des questions, dans des blogs, forums ou listes de discussions.

Dans ces lieux, dont certains revendiquent haut et fort le sérieux, quelques réponses à ces propos ont pu être données. Cependant, celles-ci ont parfois été modérées, ou des fils de discussions clos avant que puissent être rectifiées des assertions fausses, voire agressives envers le CNEGU ou certains de ses membres, et même d’autres personnes « soupçonnées* » de l’être !

En outre, les membres du CNEGU ne pouvant parler qu’en leur nom propre et non au nom de l’Association, il était nécessaire qu’un texte en réponse soit validé par les membres pour publication.

Bref, la grande méconnaissance qui règne au sujet de ladite association et quelques années après l’excellent éditorial de Christine Zwygart à propos du débunking (Revue « Les Mystères de l’Est »), c’est Gilles Munsch qui précise à nouveau la philosophie du CNEGU.

A condition de le lire jusqu’au bout (très petit effort eu égard à la qualité rédactionnelle), cet article permettra à celui qui veut réellement s’informer sur le CNEGU et sa démarche, d’avoir la version réelle des choses, version qui met bien à mal les approximations ou mensonges proférés par certains et répond aux questions plus légitimes d’autres.

*Le CNEGU a notamment été « diabolisé » puisque figurant dans un sous forum listant dans une « liste noire » les infréquentables de l’ufologie.

L'article : http://cnegu.info/manuals/PdV_CNEGU[1].pdf?osCsid=629fe5fb480d0fa246812ef8de83e20c

jeudi 18 février 2010

L'engagement du sceptique

"L'engagement du sceptique" est un texte qui nous est proposé par Stephen L. Gibson dans son roman "A secret of the universe" (la traduction en français est de votre serviteur). La question qu'il pose à ses lecteurs est: seriez-vous prêt à signer une tel document?
Quand je regarde ce que je crois être vrai, je reconnais que tout ce que j'ai ne sont que des opinions à divers états de développement. De nombreuses variables comme par exemple l'âge, les informations additionnelles, l'éducation ou le fait d'être exposé à d'autres points de vue pourraient m'amener à changer ce que je crois sur le long terme. En attendant, je peux passionnément argumenter en faveurs de ce que je crois. Faire cela est mon droit démocratique - peut-être même mon devoir. Mais aucune de mes croyances ne me tiendront en otage. Je serais toujours prêt à entretenir des défis vis-à-vis de ce que je crois, et ultimement je serais prêt à abandonner n'importe qu'elle croyance si je le fais dans l'intérêt de la vérité, lorsque l'on me présente des preuves crédibles et valides.

Si je ne m'en tiens pas à la vérité, si je ne l'honore pas au-dessus de tout, je sais que la programmation de mon être met en priorité la survie, l'auto-préservation et le chemin vers la moindre résistance. Et quand l'égo, l'intérêt personnel et l'affirmation de soi sont autorisés à prendre le dessus, ma propre valeur est moins que ce qu'elle pourrait potentiellement être si je poursuivais la vérité. Se soumettre à ce genre de "côté obscur" n'est pas ce que je suis ou ce que je veux défendre. La poursuite de la vérité est la lumière. Je veux être quelqu'un qui "donne" au monde et non quelqu'un qui "prend", et pour faire cela je dois mettre en priorité la vérité au-dessus de tout le reste, avec le sobre savoir que je ne saurai jamais dans cette vie de manière certaine si oui ou non je l'ai trouvée.

mardi 16 février 2010

La question de la semaine - 13

J'ai découvert il y a quelques temps le balado "The Pendulum Effect", et le blog qui l'accompagne "Equalism Activism". Il s'agit d'un site pour l'égalité des hommes et des femmes, mais qui argumente que le féminisme a tellement imprégné notre culture qu'à l'heure actuelle c'est en réalité les hommes qu'il faut maintenant défendre! D'où le titre du balado, faisant référence à l'oscillation du pendule...

Par exemple, beaucoup plus de subventions sont données pour la recherche et la sensibilisation concernant le cancer du sein, mais nettement moins au cancer de la prostate, pour un degré de morbidité équivalant. Ou encore il y a de nombreux hommes qui se font battre par leurs épouses, mais les médias ne couvrent pas équitablement le problème. Enfin, pour donner un dernier exemple, en Afrique Centrale les ONGs prévoient des fonds pour aider les femmes victimes de viols (ce qui est évidemment très bien!) mais oublient dans la foulée qu'il y a aussi de nombreux hommes violés par d'autres hommes: pourquoi alors parler de fonds d'aide aux femmes victimes de viols, et non pas tout simplement de fonds d'aide aux personnes victimes de viols?

Dans ce contexte, la question que j'aimerais vous poser aujourd'hui est la suivante:

- Pensez-vous que la circoncision soit une mutilation génitale masculine comparable aux mutilations génitales féminines (consistant à ôter tout ou partie des organes génitaux externes féminins)?

Quelques remarques afin de lancer la discussion:

- La circoncision, tout comme les mutilations génitales féminines, est souvent pratiquée pour des raisons religieuses (dans le judaïsme par exemple);
- La circoncision, tout comme les mutilations génitales féminines, est souvent pratiquée sur des nouveaux-nés, qui ne sont pas en âge de donner leur consentement éclairé;
- Il est difficile de déterminer scientifiquement si la circoncision diminue le plaisir lors des rapports sexuels, entre autre pour des raisons éthiques;
- Enfin il est souvent argumenté que la circoncision présente des avantages médicaux (par exemple offrirait une certaine protection contre le SIDA - voir cette recommandation de l'OMS). S'il était prouvé que les mutilations génitales féminines présentaient des avantages médicaux similaires, est-ce que cela rendrait alors cette pratique subitement moralement acceptable? Si non, où se situerait pour vous la différence éthique avec la circoncision?

Bon discussion!

dimanche 14 février 2010

Jean-Paul Dubreuil sur l'Église de scientologie

Voici une interview (audio) de Jean-Paul Dubreuil à propos de l'Église de scientologie (en français, environ 8 minutes pour chaque partie):

Première partie:



Deuxième partie:



Via le blog "Anonymous Montréal".

samedi 13 février 2010

Épisode #37: Jean Champenois (2) – La lecture froide

L'Épisode #37: Jean Champenois (2) – La lecture froide du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. Il s'agit d'une interview de Jean Champenois consacrée au mentalisme, et plus particulièrement à sa carrière de médium.

vendredi 12 février 2010

Mr. Déité et la difficile question du temps

Mr. Déité discute avec Timmy de la difficile question du temps (en anglais, environ 5 minutes):

Joyeux jour de Darwin à toutes et tous!

jeudi 11 février 2010

"Le symbole perdu" et la science noétique

Dan Brown a remis ça: il a écrit un best-seller rempli de pseudo-sciences. "Le symbole perdu" est le troisième roman mettant en scène le personnage du symbologiste Robert Langdon.

Disons-le d'emblée: je n'aime pas les écrits de Dan Brown. Le "Da Vinci Code" m'était rapidement tombé des mains, et je n'ai même pas essayé de lire "Anges et Démons". J'ai par contre, comme beaucoup, vu les deux films avec Tom Hanks dans le rôle principal. Si je me suis forcé à lire cet opus-ci, c'est parce qu'il y parle de "science noétique", et que je voulais voir par moi-même ce qu'il disait à ce sujet.

D'un point de vue purement littéraire, je trouve le style de Dan Brown plutôt pauvre, et il prend vraiment le lecteur par la main, lui expliquant absolument toutes les actions des héros et des méchants les unes après les autres. La structure est toujours la même dans les trois romans: Robert Langdon court dans une ville (ce qui permet de donner en passant des leçons de géographie), puis résout un énigme, puis court de nouveau, résout une nouvelle énigme, etc. Ad nauseam. Pour cette raison, j'ai l'impression que Dan Brown prend les lecteurs quelque peu pour des imbéciles, explicitant des choses qui semblent pourtant évidentes. Il nous donne par exemple une information à propos du passé d'un des personnages, et quelques chapitres plus loin il va nous redonner exactement la même information, mais cette fois sous la forme d'un long flash-back détaillant l'évènement en question! Cela a un côté très redondant, qui donne le sentiment qu'il écrit "au fait, pour ceux qui n'auraient toujours pas compris...".

Bien évidemment, le véritable problème ne se situe pas dans son style, mais dans le fait qu'il présente dans ses romans un savant mélange d'informations correctes et incorrectes, tout en affirmant avec un aplomb incroyable dans son introduction:
All rituals, science, artwork, and monuments in this novel are real.
Malgré ce genre de prétentions de la part de Dan Brown, différents érudits ont put écrire des ouvrages entiers à propos des erreurs contenues dans le "Da Vinci Code", démystifiant son contenu! Citons parmi beaucoup d'autres le livre de Robert M. Price: "The Da Vinci fraud - Why the truth is stranger than fiction". Malheureusement, le fait est que les romans et les films mettant en scène Robert Langdon touchent un public bien plus large que les ouvrages des critiques tendant de rectifier quelques vérités. Incontestablement, Dan Brown se révèle donc une formidable machine à désinformer le grand public!

Il est un auteur dont l'idéologie se situe dans le courant néo-occultiste. Son dernier opus ne fait pas exception. On y retrouve un mélange d'ésotérisme (les francs-maçons se trouvant au centre du récit), d'occultisme (le méchant s'inspirant d'Aleister Crowley) et de parapsychologie (avec la "science noétique"). Il est dit plusieurs fois au cours de l'histoire que Robert Langdon est un sceptique, mais tout comme Danna Scully était dans "X-Files" une sceptique dans un monde où tous les phénomènes paranormaux sont vrais, il est un sceptique dans un monde où toutes les théories occultistes sont vraies. Au final, le message transmis aux lecteurs est donc que les sceptiques ont tort de l'être, puisque leur scepticisme de départ est réfuté tout au long du récit.

L'ouvrage contient de longues prêches de la part des divers personnages faisant les louanges de la vision du monde ésotérique. Les quelques rares arguments sceptiques qui sont opposés ici et là par Robert Langdon sont pathétiques, et indigne d'un sceptique digne de ce nom. Il est souvent souligné dans les médias que Dan Brown critique l'église Catholique. C'est vrai, mais ce n'est pas parce qu'il serait un humaniste séculier: non, ce qu'il défend, comme bon nombre d'occultistes, c'est au contraire un renouveau religieux délivré du joug des institutions: le message dans la Bible n'est pas faux, il est au contraire profondément vrai, mais a été déformé par les églises chrétiennes aux cours des siècles. Dan Brown reprend en effet l'idéologie ésotérique qu'il y aurait prétendument des connaissances qui auraient été perdues au cours des âges, et qu'il faudrait retrouver. De même qu'il faut rechercher le sens perdu de la Bible, la science serait maintenant en train de redécouvrir, via entre autres la physique quantique, les secrets ésotériques cachés dans les cultes à mystères antiques, dans les écrits religieux du monde entier, etc. La "science noétique" intervient dans le récit à ce niveau.

"Le symbole perdu" reprend la formule des épisodes précédents: une relative unité de lieu (ici Washington, après Paris et Rome), de temps (tout se déroule sur l'espace de quelques heures), et un couple de héros traqué, Robert Langdon et une femme: Katherine Solomon. Cette dernière est largement inspirée de la parapsychologue et présidente de l'Institute of Noetic Sciences (IONS), Marilyn Schlitz. Dan Brown écrit au début de son roman:
She (Katherine Solomon) was now a leading figure in a new cutting-edge discipline called Noetic Science.
Pas de chance, la "science noétique" n'est absolument pas une nouvelle discipline: il s'agit d'un courant au sein de la parapsychologie. Or, la parapsychologie ne fut jamais qu'une nouvelle version de la métapsychique. L'un dans l'autre, nous sommes donc très loin d'être devant une "nouvelle discipline d'avant-garde". Marilyn Schlitz est simplement une parapsychologue, et le fait de renommer la parapsychologie "science noétique" ne résout pas par un coup de baguette magique les débats liés à cette discipline. Néanmoins, il faut bien comprendre qu'au sein de la parapsychologie, IONS défend une idéologie quelque peu particulière, en ce sens qu'elle est un savant mélange entre les idées occultistes et la parapsychologie. Pour le dire autrement, les tenants de la "science noétique" sont la crème de la crème en terme d'auteurs Nouvel Age!

Comme le disait fort bien il y a quelques temps Steven Novella sur le balado "The Skeptics' Guide to the Universe", le simple fait que les tenants de la "science noétique" ajoutent un adjectif (noétique) à la science qu'ils pratiquent pour la différencier de la science pratiquée par le reste des scientifiques est un indice que nous sommes devant quelque chose de fort problématique. IONS fut fondé par l'astronaute Edgar Mitchell en 1973. Celui-ci a toujours eu un profond intérêt pour la parapsychologie, l'ufologie et les théories de la conspiration. Bien qu'il s'intéressait déjà à la parapsychologie auparavant, l'astronaute a eu durant la mission Apollo 14 une expérience mystique, quand il vit la Terre depuis l'espace. Il rapporta avoir senti la présence de la divinité et avoir acquis la conviction que la vie sur terre n'était pas le fruit de processus aléatoires.

On trouve sur le site officiel d'IONS la définition suivante de ce qu'est la "science noétique" (ici):
Noetic sciences are explorations into the nature and potentials of consciousness using multiple ways of knowing—including intuition, feeling, reason, and the senses. Noetic sciences explore the "inner cosmos" of the mind (consciousness, soul, spirit) and how it relates to the "outer cosmos" of the physical world.
La "science noétique" s'intéresse donc au "cosmos intérieur", et aux pouvoirs allégués de la conscience. Les tenants de cette idéologie poussent particulièrement l'idée que les pensées, plus particulièrement les intentions, altèrent réellement le monde physique. Ils font l'apologie des thérapies spirituelles, des guérisons par la prière, etc.

Dean Radin est un chercheur à IONS, et il a par exemple réalisé une recherche en collaboration avec Gail Hayssen et James Walsh afin de prouver qu'un chocolat sur lequel quelqu'un a eu une bonne intention augmenterait prétendument de manière significative, durant les jours qui suivent, l'humeur de celui ou celle qui le mange - par comparaison avec un banal morceau de chocolat (voir à ce sujet mon billet: "Intentional Chocolate"). Dans cette étude, il argumentait que non seulement il existait un effet expérimental parapsychologique (ce qui est loin d'être scientifiquement établi), mais aussi peut-être un effet lecteurs: il spéculait qu'après la publication de son étude, lorsque les gens lisaient l'article contenant les résultats, leurs intentions à propos de la recherche pouvait remonter le cours du temps et altérer ces derniers!

Bienvenue dans le monde bizarroïde de la "science noétique", dans lequel il y a bien plus de "noétique" que de "science". Tout comme le Nouvel Age est un avatar des théories occultistes, la "science noétique" est une nouvelle incarnation de ce courant d'idées. Bien entendu, Dan Brown présente tout cela dans "Le symbole perdu" sans la moindre once de distance critique. Se faisant, il popularise les idées de l'IONS à tous ces lecteurs. Inutile de préciser que Marilyn Schlitz a malheureusement de bonnes raisons de jubiler...

Pour en savoir plus sur le sujet:

- Nickell, Joe (2010). "'Noetic Science' in The Lost Symbol". Skeptical Inquirer, vol. 34, n°1, p. 60-61.

mercredi 10 février 2010

La question de la semaine - 12

OK, avec un peu (beaucoup) de retard, voici ma question pour cette semaine:

Souhaitez-vous que je continue la rubrique "La question de la semaine"? Pensez-vous qu'elle apporte quelque chose d'intéressant à ce blog? Aimez-vous contribuer à ces discussions?

Bon dialogue!

mardi 9 février 2010

inFact: L'expérience de philadelphie

Brian Dunning discute de l'expérience de philadelphie (en anglais, environ 3 minutes) dans cet épisode d'inFact:

dimanche 7 février 2010

Antoine Vekris, la mémétique et le mouvement sceptique contemporain

Dans un billet sur son blog "Coffee and Sci(ence)", Antoine "Old Cola" Vekris me critique personnellement, ainsi que dans la foulée le mouvement sceptique contemporain. Je cite la fin de son texte "La culture, le gène et le virus – revue"):
En vis-à-vis de la question de Jean-Michel, « Mais que lisent donc les sceptiques?« , il n’est pas inutile de poser le question « Mais comment lisent les sceptiques?« . J’évoquais le problème lors de ma première discussion avec Jean-Michel (épisode #21, 42:42), j’ai du mal avec les sceptiques qui abordent souvent les sujets qui les préoccupent avec une lourde charge d’a priori. Et parfois une très légère charge de connaissances spécifiques au domaine qui les préoccupe.
Je ne peux décemment pas ne pas répondre à cette critique du soit-disant "rationaliste" Antoine Vekris. Cependant, avant d'entrer dans le vif du sujet, je vais quelque peu contextualiser cette citation.

En résumé, Antoine Vekris n'est pas content que je ne partage pas son enthousiasme pour la mémétique, et plus particulièrement que je ne sois pas intéressé de débattre avec lui sur ce sujet. Je suis relativement indifférent au fait qu'il m'attaque personnellement dans un de ces billets ("oh que c’est chiant…") à propos du fait que (attention, accrochez-vous bien!) je n'ai pas l'intention de lire un document consacré à la mémétique qu'il pense que je devrais absolument lire parce que celui-ci contient des critiques de cette proto-science (!!!). Par contre, je suis profondément agacé qu'il critique de la sorte le mouvement sceptique contemporain!

J'ai expliqué moulte fois que la mémétique est un sujet qui m'intéresse plus que modérément, particulièrement comme je ne suis pas du tout convaincu par le discours tenu par les méméticiens. J'ai une longue pile de livres sur ma table de chevet, aussi bien physique que virtuelle (c'est-à-dire dans mon kindle), et désolé, non, la mémétique n'est vraiment pas au sommet de mes priorités, loin de là. Je n'ai donc ni l'envie de consacrer pour l'instant du temps à lire un long document, ni de débattre avec Antoine Vekris sur ce sujet.

J'avoue que j'avais d'ailleurs plus ou moins décidé de ne plus parler de mémétique ici-même ou encore sur le balado pendant un bon bout de temps, ayant l'impression d'avoir fait le tour du sujet. Mon objectif était simplement de présenter ce qu'est la mémétique aux auditeurs du balado, et j'avais l'impression de l'avoir atteint avec les trois interviews que j'ai réalisées sur ce sujet (épisode 9, épisode 27 et épisode 33). Néanmoins, les diverses remarques écrites par Antoine Vekris sur son blog "Coffee and Sci(ence)" m'obligent à revenir sur cette question aujourd'hui, ou tout du moins à commenter son attitude à mon égard.

En toute honnêteté, je n'aime pas du tout les gens qui veulent me forcer à "débattre" comme le fait Antoine Vekris. Sa stratégie consiste à essayer de - disons - m'encourager à participer à la discussion en écrivant sur son blog plusieurs billets dans lesquels il me critique. Personnellement, je n'ai jamais cru à l'intérêt de ce genre de "débats" sur internet, via forums, blogs, etc. Soyons clair: la science ne se fait pas sur des blogs! Elle se fait dans les laboratoires. Elle se fait dans la littérature scientifique à comité de lectures. De plus, la réflexion prends du temps, des lectures, etc. Ma position concernant la mémétique a évolué ces derniers mois, et je suis certain qu'elle évoluera encore au fil de mes lectures, mais il faut laisser le temps au temps. A mes yeux, il n'y a absolument aucune urgence à me plonger plus avant dans la littérature mémétique: ce n'est franchement pas comme si cette proto-discipline allait bouleverser les sciences de l'humain dès demain!

Bref, j'avoue que l'attitude d'Antoine Vekris m'énerve profondément, surtout lorsqu'il écrit des choses comme (ici):
Je suis bien d’accord avec lui quand il dit qu’il faut discuter des arguments de fond, mais il ne discute pas ! Il n’en a rien à branler de la discussion, il a autre chose à faire, qui lui semble plus important.
Je voudrais faire ici une remarque générale sur le blog "Coffee and Sci(ence)": autant j'étais intéressé d'interviewer son auteur pour le balado à propos du créationniste Jean Staune, autant le ton - et plus particulièrement le vocabulaire grossier trop souvent utilisé dans ses billets - m'a toujours profondément dérangé, et ne me donne franchement ni envie de le lire, ni envie de discuter avec son auteur. Par exemple, à propos du fait que certains groupes se sont opposés au débat public sur les nanotechnologies (ce que j'évoquais sur le balado avec Philippe Bourlitio dans l'Épisode #34), Antoine Vekris écrivait (ici):
Un point de vue légitime de refuser a priori le débat ? Mon cul ! Ca pue la dictature du petit con.
Personnellement, je n'écrirais jamais ce genre de choses. Je ne crois pas dans la vulgarité, et je pense que cela n'apporte strictement rien aux débats. Cela m'arrive d'être dur dans mes propos quand je critique certaines idées (et je critique les idées, et non pas les individus), mais je tente toujours au maximum d'éviter l'ad hominem et j'évite toujours - mais toujours - les insultes. Traiter les gens qui ne pensent pas comme vous de "petits cons" ne fait juste pas partie de mon vocabulaire, ni même de mon comportement. Cela joue incontestablement dans mon absence de désirs de "débattre" avec Antoine Vekris à propos de la mémétique, ou même de simplement contribuer aux discussions sur son blog. C'est le genre de choses que je voulais éviter d'écrire, mais vu ce qu'il se permet maintenant de dire à mon propos, et à propos des sceptiques en général, je n'ai plus vraiment de raisons de prendre des gants.

Ceci étant dit, passons maintenant à sa critique des sceptiques. J'avoue que j'avais bondi d'horreur sur ma chaise lorsqu'il avait dit cela lors de son interview sur le balado (dans l'Épisode #21 donc):
Il y a un truc que je voulais dire au début, c'est que je ne suis pas sceptique. Je ne suis pas sceptique, ça c'est un terme que j'ai découvert tardivement: je suis rationnel. Je suis prêt à accepter n'importe quoi du moment où il y a des preuves. Le scepticisme pour moi ce n'est pas vraiment une attitude. Le rationalisme oui. Mais mettez moi les preuves devant et je vais les examiner et les accepter ou non. Je n'aborde pas les sujets en ayant une attitude négative. Cela c'est quelque chose que je vois très souvent autour de moi, et il y a eu des occasions (à deux ou trois reprises) que je râle contre ça. Je ne veux pas ouvrir un bouquin de Jean Staune en me disant: "voyons voir comment je vais le descendre!". C'est: "voyons voir ce qu'il dit". D'abord. Ce n'est qu'a posteriori, après avoir lu ce qu'il dit, que je vais prendre une position. Je n'aborde pas avec le scepticisme "Je n'y crois pas". Voyons voir ce qu'il y a dedans...
J'avais plus ou moins laissé passer la chose à l'époque, pensant que cette remarque provenait de sa méconnaissance du mouvement sceptique contemporain. Puisqu'il répète maintenant cette affirmation sur son blog, qui plus est dans une attaque à mon égard, je ne peux plus faire comme si de rien n'était. Il est clair que sa perception du scepticisme est complètement erronée. Les sceptiques n'abordent pas du tout les choses en se disant "voyons voir comment je vais le descendre!" ou encore avec prétendument "une lourde charge d’a priori". Nous examinons les sujets, puis nous tirons des conclusions a posteriori. Mon refus de débattre de mémétique ne provient pas - comme le prétend Antoine Vekris - d'une "lourde charge d’a priori", elle provient du fait que, comme je l'expliquais plus haut, a. je ne suis pas passionné par la mémétique, b. j'ai d'autres lectures à faire qui m'intéressent beaucoup plus (dans le domaine de la parapsychologie notamment), c. parce que je ne crois pas que la science se fait sur les blogs, et que je ne crois pas à l'intérêt de débats par blogs interposés et enfin d. je n'ai spécifiquement pas envie de lire et commenter le blog d'Antoine Vekris à cause du ton grossier et des insultes qu'il contient.

Je suis désolé, mais j'échoue à percevoir où se situe la "lourde charge d’a priori" vis-à-vis de la mémétique là-dedans. Par contre, oui, je suis profondément agacé par l'attitude de l'auteur de "Coffee and Sci(ence)" lorsqu'il m'attaque de la sorte. Ce n'est pas une charge émotionnelle contre la mémétique, c'est une charge émotionnelle contre les propos d'Antoine Vekris à mon égard, qui veut me forcer à participer à une discussion dans laquelle je n'ai aucun désir d'intervenir. Peut-être qu'il n'arrive pas à percevoir la nuance, mais moi oui...

Comme je le disais plus haut, Antoine Vekris se prétend "rationaliste". Le problème ici, voyez-vous, est que le rationalisme et le scepticisme sont globalement la même chose. Je ne vais pas revenir une énième fois sur la question des étiquettes, mais rationalisme, scepticisme et zététique recouvrent très largement la même réalité, tout comme d'un autre côté athéisme, humanisme séculier et laïcité. Les légères nuances qui existent entre ces termes proviennent de raisons historiques, géographiques et de "quelles organisations utilisent quel terme?", comme par exemple l'Union Rationaliste d'un côté et l'Observatoire Zététique de l'autre. Le rationalisme est surtout connu pour sa critique de l'existence des miracles religieux (particulièrement les rationalistes du 19e qui pensaient qu'il fallait retirer les miracles réalisés par Jésus dans les récits du Nouveau Testament pour obtenir en fin de parcours une vie de Jésus plus plausible), tandis que les sceptiques se sont par la suite plus penchés sur le surnaturel en général, y compris le spiritualisme, le Suaire de Turin et autres reliques... Si nuance il y a, elles sont donc d'ordre historique plus que sur le plan des idées. Les rationalistes, les sceptiques et les zététiciens sont pour l'usage de la raison, et pour la science. Personnellement, je suis un rationaliste sceptique zététicien, mais pour éviter de dire trois fois la même chose, je me qualifie juste de "sceptique". De même je suis un athée, libre penseur, bright, humaniste séculier, défenseur de la laïcité, mais encore une fois par souci de simplicité langagière, je me dis juste "athée".

Du coup, quand le "rationaliste" Antoine Vekris critique les sceptiques, il critique son propre groupe, et s'aliène ses alliés naturels. J'ai discuté précédemment de ce problème récurrent dans mon billet "Sceptiques vs. sceptiques". Il faut bien comprendre que j'ai énormément de choses en commun avec Antoine Vekris: je partage son athéisme, son désir de critiquer les créationnistes, etc. Ce que je ne partage pas, c'est l'envie de "débattre" avec lui de la mémétique, et le fait qu'il ait décidé de me critiquer sur son blog à cause de cela.

Le mouvement sceptique contemporain n'a pas de position claire concernant la mémétique. J'ai cité précédemment un article du sceptique Massimo Pigliucci dans lequel il critique cette proto-science: "The Trouble with Memetics". Cependant, si nous nous penchons sur le Committee for Skeptical Inquiry, une des plus grandes organisations sceptiques au monde, et que nous examinons sa liste de fellows (ici): nous y trouvons Massimo Pigliucci, mais aussi Susan Blackmore, Richard Dawkins et Daniel C. Dennett! Trois des principaux promoteurs de la mémétique sont donc fellows d'une des plus grandes organisations sceptiques au monde - y compris le créateur du concept de mème! Susan Blackmore avait d'ailleurs écrit un article en réponse à celui de Massimo Pigliucci, intitulé "The trouble with the trouble with memetics", lui aussi publié dans le magazine "Skeptical Inquirer"...

C'est pour cette raison que je voulais aborder la mémétique sur mon balado, et que j'ai contacté à l'époque la Société francophone de mémétique. Ni plus, ni moins. Malheureusement, il y a des sceptiques, comme par exemple Antoine Vekris, qui prennent un malin plaisir à attaquer d'autres sceptiques - et à s'aliéner ainsi leurs alliés naturels. C'est fort dommage...

samedi 6 février 2010

jeudi 4 février 2010

Quelques conseils pour réaliser une fausse vidéo d'ovni

The faking hoaxer donne quelques conseils pour réaliser une fausse vidéo d'ovni (en anglais, environ 3 minutes):

mercredi 3 février 2010

Le Lancet rétracte complètement l'article de Wakefield

Excellente nouvelle du front: d'après un article publié sur le site de la BBC (voir en anglais: "Lancet accepts MMR study 'false'"), le prestigieux journal médical The Lancet a (enfin!) complètement rétracté l'article présentant la recherche d'Andrew Wakefield concernant un hypothétique lien entre le vaccin rougeole-rubéole-oreillons et l'autisme.

L'étude en question avait été complètement réfutée par les recherches ultérieures sur le sujet, mais des récentes suspicions de fraude de la part d'Andrew Wakefield (qui aurait falsifié certaines données) ont certainement joué dans cette décision de complètement retirer cette étude de la littérature scientifique.

Pour rappel, c'est cet article qui a donné naissance à l'hystérie antivaccination actuelle, et est responsable de nombreuses morts liées à des maladies évitables, suite au fait que les gens refusent de se faire vacciner (ou pire ne veulent pas que leurs enfants soient vaccinés), et à la baisse de l'immunité de groupe qui en découle dans certaines régions du monde.

mardi 2 février 2010

La question de la semaine - 11

Dans une récente conférence TED qui a fait le tour d'internet (vous pouvez la voir ici, en anglais), David Blaine explique comment il est arrivé à retenir sa respiration pendant 17 minutes. Sur Scepticblog, Brian Dunning a écrit un billet qui m'inspire la question de cette semaine: "Did David Blaine hold his breath for 17 minutes?".

- David Blaine étant un illusionniste, pensez-vous qu'il a réellement tenu sa respiration pendant 17 minutes, ou bien que son "explication" - donnée à la conférence TED - fait partie d'un tour d'illusionnisme?

Bon débat!

lundi 1 février 2010

La photo du mois (février 2010)

Lévitique chapitre 21, verset 9: "Si une fille de sacrificateur se déshonore en se prostituant, elle déshonore son père ; elle sera brûlée".