jeudi 11 février 2010

"Le symbole perdu" et la science noétique

Dan Brown a remis ça: il a écrit un best-seller rempli de pseudo-sciences. "Le symbole perdu" est le troisième roman mettant en scène le personnage du symbologiste Robert Langdon.

Disons-le d'emblée: je n'aime pas les écrits de Dan Brown. Le "Da Vinci Code" m'était rapidement tombé des mains, et je n'ai même pas essayé de lire "Anges et Démons". J'ai par contre, comme beaucoup, vu les deux films avec Tom Hanks dans le rôle principal. Si je me suis forcé à lire cet opus-ci, c'est parce qu'il y parle de "science noétique", et que je voulais voir par moi-même ce qu'il disait à ce sujet.

D'un point de vue purement littéraire, je trouve le style de Dan Brown plutôt pauvre, et il prend vraiment le lecteur par la main, lui expliquant absolument toutes les actions des héros et des méchants les unes après les autres. La structure est toujours la même dans les trois romans: Robert Langdon court dans une ville (ce qui permet de donner en passant des leçons de géographie), puis résout un énigme, puis court de nouveau, résout une nouvelle énigme, etc. Ad nauseam. Pour cette raison, j'ai l'impression que Dan Brown prend les lecteurs quelque peu pour des imbéciles, explicitant des choses qui semblent pourtant évidentes. Il nous donne par exemple une information à propos du passé d'un des personnages, et quelques chapitres plus loin il va nous redonner exactement la même information, mais cette fois sous la forme d'un long flash-back détaillant l'évènement en question! Cela a un côté très redondant, qui donne le sentiment qu'il écrit "au fait, pour ceux qui n'auraient toujours pas compris...".

Bien évidemment, le véritable problème ne se situe pas dans son style, mais dans le fait qu'il présente dans ses romans un savant mélange d'informations correctes et incorrectes, tout en affirmant avec un aplomb incroyable dans son introduction:
All rituals, science, artwork, and monuments in this novel are real.
Malgré ce genre de prétentions de la part de Dan Brown, différents érudits ont put écrire des ouvrages entiers à propos des erreurs contenues dans le "Da Vinci Code", démystifiant son contenu! Citons parmi beaucoup d'autres le livre de Robert M. Price: "The Da Vinci fraud - Why the truth is stranger than fiction". Malheureusement, le fait est que les romans et les films mettant en scène Robert Langdon touchent un public bien plus large que les ouvrages des critiques tendant de rectifier quelques vérités. Incontestablement, Dan Brown se révèle donc une formidable machine à désinformer le grand public!

Il est un auteur dont l'idéologie se situe dans le courant néo-occultiste. Son dernier opus ne fait pas exception. On y retrouve un mélange d'ésotérisme (les francs-maçons se trouvant au centre du récit), d'occultisme (le méchant s'inspirant d'Aleister Crowley) et de parapsychologie (avec la "science noétique"). Il est dit plusieurs fois au cours de l'histoire que Robert Langdon est un sceptique, mais tout comme Danna Scully était dans "X-Files" une sceptique dans un monde où tous les phénomènes paranormaux sont vrais, il est un sceptique dans un monde où toutes les théories occultistes sont vraies. Au final, le message transmis aux lecteurs est donc que les sceptiques ont tort de l'être, puisque leur scepticisme de départ est réfuté tout au long du récit.

L'ouvrage contient de longues prêches de la part des divers personnages faisant les louanges de la vision du monde ésotérique. Les quelques rares arguments sceptiques qui sont opposés ici et là par Robert Langdon sont pathétiques, et indigne d'un sceptique digne de ce nom. Il est souvent souligné dans les médias que Dan Brown critique l'église Catholique. C'est vrai, mais ce n'est pas parce qu'il serait un humaniste séculier: non, ce qu'il défend, comme bon nombre d'occultistes, c'est au contraire un renouveau religieux délivré du joug des institutions: le message dans la Bible n'est pas faux, il est au contraire profondément vrai, mais a été déformé par les églises chrétiennes aux cours des siècles. Dan Brown reprend en effet l'idéologie ésotérique qu'il y aurait prétendument des connaissances qui auraient été perdues au cours des âges, et qu'il faudrait retrouver. De même qu'il faut rechercher le sens perdu de la Bible, la science serait maintenant en train de redécouvrir, via entre autres la physique quantique, les secrets ésotériques cachés dans les cultes à mystères antiques, dans les écrits religieux du monde entier, etc. La "science noétique" intervient dans le récit à ce niveau.

"Le symbole perdu" reprend la formule des épisodes précédents: une relative unité de lieu (ici Washington, après Paris et Rome), de temps (tout se déroule sur l'espace de quelques heures), et un couple de héros traqué, Robert Langdon et une femme: Katherine Solomon. Cette dernière est largement inspirée de la parapsychologue et présidente de l'Institute of Noetic Sciences (IONS), Marilyn Schlitz. Dan Brown écrit au début de son roman:
She (Katherine Solomon) was now a leading figure in a new cutting-edge discipline called Noetic Science.
Pas de chance, la "science noétique" n'est absolument pas une nouvelle discipline: il s'agit d'un courant au sein de la parapsychologie. Or, la parapsychologie ne fut jamais qu'une nouvelle version de la métapsychique. L'un dans l'autre, nous sommes donc très loin d'être devant une "nouvelle discipline d'avant-garde". Marilyn Schlitz est simplement une parapsychologue, et le fait de renommer la parapsychologie "science noétique" ne résout pas par un coup de baguette magique les débats liés à cette discipline. Néanmoins, il faut bien comprendre qu'au sein de la parapsychologie, IONS défend une idéologie quelque peu particulière, en ce sens qu'elle est un savant mélange entre les idées occultistes et la parapsychologie. Pour le dire autrement, les tenants de la "science noétique" sont la crème de la crème en terme d'auteurs Nouvel Age!

Comme le disait fort bien il y a quelques temps Steven Novella sur le balado "The Skeptics' Guide to the Universe", le simple fait que les tenants de la "science noétique" ajoutent un adjectif (noétique) à la science qu'ils pratiquent pour la différencier de la science pratiquée par le reste des scientifiques est un indice que nous sommes devant quelque chose de fort problématique. IONS fut fondé par l'astronaute Edgar Mitchell en 1973. Celui-ci a toujours eu un profond intérêt pour la parapsychologie, l'ufologie et les théories de la conspiration. Bien qu'il s'intéressait déjà à la parapsychologie auparavant, l'astronaute a eu durant la mission Apollo 14 une expérience mystique, quand il vit la Terre depuis l'espace. Il rapporta avoir senti la présence de la divinité et avoir acquis la conviction que la vie sur terre n'était pas le fruit de processus aléatoires.

On trouve sur le site officiel d'IONS la définition suivante de ce qu'est la "science noétique" (ici):
Noetic sciences are explorations into the nature and potentials of consciousness using multiple ways of knowing—including intuition, feeling, reason, and the senses. Noetic sciences explore the "inner cosmos" of the mind (consciousness, soul, spirit) and how it relates to the "outer cosmos" of the physical world.
La "science noétique" s'intéresse donc au "cosmos intérieur", et aux pouvoirs allégués de la conscience. Les tenants de cette idéologie poussent particulièrement l'idée que les pensées, plus particulièrement les intentions, altèrent réellement le monde physique. Ils font l'apologie des thérapies spirituelles, des guérisons par la prière, etc.

Dean Radin est un chercheur à IONS, et il a par exemple réalisé une recherche en collaboration avec Gail Hayssen et James Walsh afin de prouver qu'un chocolat sur lequel quelqu'un a eu une bonne intention augmenterait prétendument de manière significative, durant les jours qui suivent, l'humeur de celui ou celle qui le mange - par comparaison avec un banal morceau de chocolat (voir à ce sujet mon billet: "Intentional Chocolate"). Dans cette étude, il argumentait que non seulement il existait un effet expérimental parapsychologique (ce qui est loin d'être scientifiquement établi), mais aussi peut-être un effet lecteurs: il spéculait qu'après la publication de son étude, lorsque les gens lisaient l'article contenant les résultats, leurs intentions à propos de la recherche pouvait remonter le cours du temps et altérer ces derniers!

Bienvenue dans le monde bizarroïde de la "science noétique", dans lequel il y a bien plus de "noétique" que de "science". Tout comme le Nouvel Age est un avatar des théories occultistes, la "science noétique" est une nouvelle incarnation de ce courant d'idées. Bien entendu, Dan Brown présente tout cela dans "Le symbole perdu" sans la moindre once de distance critique. Se faisant, il popularise les idées de l'IONS à tous ces lecteurs. Inutile de préciser que Marilyn Schlitz a malheureusement de bonnes raisons de jubiler...

Pour en savoir plus sur le sujet:

- Nickell, Joe (2010). "'Noetic Science' in The Lost Symbol". Skeptical Inquirer, vol. 34, n°1, p. 60-61.

71 commentaires:

Feel O'Zof a dit…

Hum, il ne faut pas oublier par contre que ça demeure un roman. Et il n'est pas inhabituel, dans un roman policier ou un thriller, de trouver une certaine dose de surnaturel ou de paranormal.

Bien sûr que plusieurs lecteurs vont soudainement se croire érudits en histoire de la franc-maçonnerie et se mettront à prêcher les théories nouvelâgeuses de ce récits. Mais je ne pense pas qu'il soit légitime de critiquer un roman sur la base du fait qu'il contient des informations erronées; après tout, un roman est une fiction. Même que j'avais trouvé ça cool en lisant Da Vinci Code de voir qu'il avait fait une sorte de synthèse de plusieurs "théories" conspiro-occultes.

En fait, la principale critique c'est probablement que, comme tu dis, il ait écrit «All rituals, science, artwork, and monuments in this novel are real.» au début du livre. Mais, d'un autre côté, il peut arriver qu'un ouvrage fictif fasse semblant d'être vrai sans que ce ne soit sérieux. Si on pense à Le Petit Prince de Saint-Exupéry, par exemple. Donc ce pourrait n'être qu'un style sans que Dan Brown n'y croit vraiment. L'ennui c'est qu'ici, plus de gens risquent de prendre ça trop au sérieux.

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonjour,

Oui, bien entendu, c'est l'objection que l'on me fait souvent sur ce sujet. Néanmoins dans la préface à chacun de ses romans il affirme que ces informations sont factuelles et exactes. Ici encore, et je n'ai même pas cité le passage complètement dans mon billet:

"Fact:

In 1991, a document was locked in the safe of the director of the CIA. The document is still there today. Its cryptic text includes references to an ancient portal and an unknown location underground. The document also contains the phrase "It's buried out there somewhere."

All organizations in the novel exist, including the Freemasons, the Invisible College, the Office of Security, the SMSC, and the Institute of Noetic Science.

All rituals, science, artwork and monuments in this novel are real."


Après, on peut spéculer sur ce que Dan Brown croit vraiment, ou s'il joue à ce jeu-là juste pour vendre. Mais à vrai dire, cela n'a pas vraiment d'importance. Ce qui importe, c'est qu'il affirme au début de son roman, dans sa préface, que les informations contenues sont fiables, valides et vérifiées. Pourquoi le lecteur lambda ne le croirait pas?

De plus, ce qu'il dit à propos de la science noétique est tout à fait dans la ligne de ce que dit IONS. Simplement il prétend que des découvertes scientifiques majeures ont été réalisée par l'héroïne dans un laboratoire secret (ce faisant, il recycle le mythe du savant fou qui travaille tout seul dans son laboratoire et arrive à percer les secrets de l'univers). Le problème est qu'il échoue à expliquer ce que j'explique dans mon billet: que la "science noétique" n'est jamais qu'un mélange d'occultisme et de parapsychologie et que les résultats expérimentaux des parapsychologues ne sont pas aussi glorieux (et à l'abri des critiques) que ce qu'il n'attribue à son héroïne chercheuse en "science noétique".

Personnellement, je suis fan du jeu de rôles "Nephilim", dont j'ai interviewé un des auteurs sur le balado (épisode 29
), qui exploite exactement la même idéologie. La différence est qu'ils s'assurent que les gens comprennent bien que ce n'est qu'un jeu. Et que quand on interview l'auteur il explique clairement qu'il n'adhère pas réellement à l'idéologie néo-occultiste. On est loin du compte avec Dan Brown.

Je ne sais pas lire dans l'âme des gens, mais mon opinion personnelle est que Dan Brown est réellement un néo-occultiste, et qu'il croit réellement dans ce qu'il écrit. Pas dans l'histoire qu'il raconte per se bien entendu, mais il croit dans l'idéologie occultiste. Je changerai d'avis le jour où je lirai une interview de Dan Brown où il dit tout le mal qu'il pense réellement des occultistes. En attendant...

Sceptiquement vôtre,

Q a dit…

Juste une remarque sur cet argument :
"Le simple fait que les tenants de la "science noétique" ajoutent un adjectif (noétique) à la science qu'ils pratiquent pour la différencier de la science pratiquée par le reste des scientifiques est un indice que nous sommes devant quelque chose de fort problématique."

Je ne suis pas d'accord sur ce point. Quand j'entends "science noétique", je pense à "science physique", "sciences naturelles" ou "sciences sociales", ça ne veut pas dire que c'est une façon différente de faire de la science. C'est très prétentieux, certes, mais pas problématique.

Enfin disons que ça ne le serait pas s'il s'agissait vraiment d'une science, mais il faut admettre que l'exploration du réel "par l'intuition et les sentiments", qui est peut être humainement très enrichissante, n'entre pas pour autant dans le cadre de la méthode scientifique. Ces gens devraient faire un peu d'épistémologie avant de tout mélanger...

Jude a dit…

Bonjour,

Moi, la soupe populaire à la Dan Brown, ça me gave vu le nombre d'erreurs graves qui y sont véhiculées, et il en restera toujours quelque chose.

D'un point de vue culturel, je m'intéresse aux spiritualités "à la marge" comme à toutes les spiritualités d'ailleurs, car j'aime bien essayer de comprendre les gens. Mais, pour ça, j'utilise des sources sérieuses (et il y en a beaucoup). En tant que créations humaines, tous les mythes (le problème de savoir s'il y a une réalité historique conséquente ou non derrière est une autre question) et les positions philosophico-existentielles, les défis, les identités, les idéaux, les vécus (notamment intérieurs, dont ressources psychologiques par exemple, sans aller prendre au sérieux les côtés parapsychologiques, psiphiles et cie) qu'ils véhiculent m'intéressent.

De plus, on ne peut pas traiter tout ce qui est plus ou moins maçonnique (ou illuminati ou autres) comme étant ceci ou cela : ils sont organisés en une arborescence de structures où des choses totalement différentes se côtoient. C'est une nébuleuse qui va de la spiritualité athée anti-psi et anti-religieuse (mais d'intérêt culturel et attachés à une laïcité non réduite à un minimum) aux défenseurs de spiritualités de type psiphiles (attention aussi à ne pas confondre avec les mouvements spiriutels dont certains sont libres d'être membres), en passant par une palette libérale très diversifiée de spiritualités. Parler par exemple de la maçonnerie en général, cela n'a aucun sens ! Même entre eux, ils ne se reconnaissent pas tous ... et les illuminati, c'est pareil, y'a des tas de variantes, des pro-science aux pro-imagination ! Arrêtons de toujours tout simplifier.

Cordialement.

Jude a dit…

On résoud tous les jours des problèmes avec l'intuition : ce n'est pas "magique" ...

Q a dit…

On résoud tous les jours des problèmes avec l'intuition : ce n'est pas "magique" ... Bien sûr ai-je dit ça ? Mais c'est l'expérimentation qui est déterminante dans la méthode scientifique.

Ca n'a aucun intérêt de dire que la noétique est une science qui explore le monde "avec l'intuition". Soit on parle simplement d'utiliser l'intuition et elles le font toutes, soit on attribut à l'intuition un caractère déterminant et ce n'est plus de la science.

Gabriel a dit…

Très intéressant article. C'est effectivement problématique qu'un auteur à si grand succès affirme aussi gratuitement quelque chose d'aussi... problématique. Enfin, je n'ajouterai rien à la discussion si ce n'est qu'une référence littéraire : La pendule de Foucault par Umberto Eco. C'est un peu le Da Vinci Code fait par un vrai sceptique érudit.

marianne a dit…

Si vous voulez voir la vraie Katherine Salomon, sachez que Marylin Schlitz, présidente de l'institut des sciences noétiques, donne une conférence à Paris le 14 avril 2010 et à Bruxelles le 15.
Des infos sur le groupe Facbook http://www.facebook.com/home.php?ref=home#!/event.php?eid=112408422103116

Gaël a dit…

Je suis assez d'accord avec le contenu de l'article. Dan Brown nous a habitué à présenter des théories de façon floue et peu distanciée.
Mais je dirais que, en tant que lecteur, c'est un grand plaisir de lire ses histoires. Non seulement c'est un sentiment, mais c'est également un fait : chacun de ses livres n'ont pas eu besoin de tenir plus de 24 heures entre mes mains.
Faut-il être "éclairé" pour lire les romans de Dan Brown ? Je n'en suis plus trop sûr.
Sûrement qu'au moment où le Da Vinci Code est sorti, beaucoup de lecteurs ont été séduits et déroutés par les idées avancées par l'auteur. Mais le battage médiatique, les démentis officiels et, bien plus important, les discussions en famille, entre amis ou collègues de travail, ont inexorablement terni l'image sérieuse et "scientifique" de Dan Brown (dont lui-même cherchait à se démarquer me semble-t-il).
Voilà peut-être pourquoi quand Anges et Démons a été traduit en français, les remouds, à idées explosives quasi-égales, ont été moindres.
Deuxièmement, Le Symbole Perdu avance certes des arguments attrayants sur cette "science noétique" ou sur les l'influence ésotérique des courants de pensées passés et présents. L'auteur n'a sûrement pas été critique et distancié mais j'imagine que dans le cas contraire, l'histoire n'aurait pas eu cette force qui m'a poussé à ne pas lâcher le livre avant la dernière page. L'intérêt est qu'il nous force à réfléchir sur des questions fondamentales telles que la science, la mort, la vie, la foi...
La présence de cette discussion en est la preuve.

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonsoir Gaël,

J'avoue que je ne partage pas ton sentiment. Pour moi, Dan Brown est pénible à lire à cause justement de la désinformation à laquelle il se livre - volontairement ou non. Ces affirmations me font grincer les dents et c'est ce qui me rend la lecture de ses romans franchement pénibles.

Je préfère 100 fois un roman comme, par exemple, "Contact" de Carl Sagan, qui non seulement nous fait réfléchir, mais en plus est scientifiquement valide et n'est pas bourré d'idées pseudo-scientifiques.

Je comprends que tout le monde ne partage pas ce sentiment, que d'ailleurs j'ai développé avec le temps. Adolescent, j'étais fan de SF et je pouvais lire n'importe quoi. Le rêve m'intéressait plus que la réalité. Mais au fur et à mesure que je suis devenu de plus en plus sceptique, j'ai perdu mon aptitude à prendre cela à la légère. Comme je le dis souvent, il y a des enjeux derrières ces sujets. Pour citer Henri Broch: "Le droit au rêve a pour pendant le devoir de vigilance". Un auteur réellement talentueux peut très bien écrire un roman passionnant sans avoir besoin de le plomber par des balivernes. Umberto Eco a déjà été cité dans ce fil de commentaires si je me souviens bien, et il y en a d'autres...

Sceptiquement vôtre,

AL a dit…

Il faut arrêter de se prendre pour des références scientifiques et juger "au nom de la science" un ouvrage littéraire dont la seule ambition est de réaliser un fort tirage avec un but mercantile en échange d'un moment de détente et de rêve (comme au cinéma)
Ne soyez pas jaloux du succès de Dan Brown. Faites en autant et nous aurons plus de bons moment de lecture
Bonsoir.

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonjour,

Je ne comprendrai jamais les gens qui défendent l'idée que - parce qu'un roman a pour unique objet de rapporter de l'argent à son auteur - alors cela légitimerait prétendument qu'il propage de la foutaise. A mes yeux, c'est encore plus condamnable: non seulement l'auteur fait la promotion de la pseudo-science, mais il le fait uniquement dans un but mercantile. Vraiment, je ne vois pas en quoi la bassesse originelle de la motivation de l'auteur (pour le dire simplement: se faire du pognon) excuse en quoi que ce soit le fait qu'il propage dans la foulée des idées fausses...

C'est comme le charlatan qui vend de la poudre de perlimpinpin pour arrondir ses fins de mois, et on me dirait à son sujet: "Oh, mais ce n'est pas grave s'il vend un médicament dont il sait fort bien qu'il ne fonctionne en réalité pas réellement, parce qu'il fait ça avec comme objectif de se faire de l'argent". Hum... Encore une fois, pour moi cela ne fait que rendre l'action plus condamnable, et pas moins!

Sceptiquement vôtre,

Maxenc a dit…

Un professeur d'Université à Harvard y enseignant la "symbologie" est-il tenu de respecter la syntaxe, la grammaire et l'orthographe de la langue dans laquelle il découvre des symboles ?

La réponse à cette question est certainement affirmative.

Pourtant, le professeur Robert Langdon, représentant de Dan Brown dans son roman "Le Symbole Perdu" énonce, pages 492 & 493 de l'édition Lattès que le mot-clé des hiérarques franc-maçons était "HEREDOM" emprunté du grec.

La première lettre de ce mot grec n'est pas une consonne muette comme le "h" de l'alphabet latin, mais une voyelle longue "èta" dont la graphie majuscule est "H".

L'interprétation donnée par l'auteur est donc un "barbarisme" que les collégiens qui commencent des études de grec ancien ne font plus dès avant la fin de la première quinzaine de regard sur la matière.

C'est grave, au moins autant que la présentation du troisième Président des Etats Unis, Thomas Jefferson, grand-maître de la franc-maçonnerie, comme entérinant le "barbarisme" dont s'agit, alors qu'il ne lui était pas difficile de vérifier une telle faute d'orthographe.

Magnétiseur Energétique Le Mans a dit…

Bonjour,

L'Institut des Sciences Noétiques, pour faire simple, étudie les effets de la conscience sur l'environnement. Il travaille entre autres avec les organismes suivants :

California Pacific Medical Center
• Harvard Medical School
• The University of Pennsylvania
• Stanford University
• The Google Foundation
• Cambridge University
• The Max Planck Institute
• Oxford University
• Les Nations Unies

Rien de très ésotérique ni de New Age donc... Plutôt des chercheurs qui ont la tête sur les épaules.

Je vous conseille par ailleurs de lire ce livre de Lynne McTaggart, "La science de l'intention" qui détaille de manière très détaillée quelques-uns des travaux d'universités renommées comme Princeton, avec leur division le Princeton Anomalies Research, qui depuis longtemps déjà ont compris qu'il valait mieux chercher que faire l'autruche sur des phénomènes hors norme. Toutes les grandes Universités Américaines et Anglaises laissent le champ libre à des recherches qu'en France nous délaissons par peur du ridicule. Dommage.

Le "symbole perdu" est un roman. Pas de quoi s'affoler donc. D'ailleurs j'ai plutôt été sur ma faim.

Mais il a le mérite de mettre en lumière les travaux de chercheurs réputés qui existent vraiment.

Merci pour votre blog qui permet au plus grand nombre de s'exprimer sur des sujets constroversés.

Bien Cordialement,

Christophe Tissier

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonsoir Christophe,

Rien de très ésotérique ni de New Age donc...

Je me permettrai d'être fortement en désaccord avec cette affirmation. Pour qui s'intéresse un tant soit peu à la parapsychologie, il est clair que la Science Noétique à une forte connotation Nouvel Age. En effet, au coeur de l'idéologie de cette organisation se trouve la notion d'intentions, et du fait que celles-ci pourraient prétendument influencer la réalité (par exemple l'idée que les pensées positives pourraient guérir le cancer, et d'autres choses du même genre). C'est exactement la même conception que l'on retrouve dans le best-seller Nouvel Age qui date d'il y a quelques années: "Le Secret". Franchement, la proximité de la Science Noétique avec la nébuleuse Nouvel Age ne fait absolument aucun doute!

Sceptiquement vôtre,

Johnny a dit…

Bonsoir,

Et bien dites donc; entre le scepticisme des scientifiques et le dogmatisme de nombres de Religions... on est pas prêt de redonner de l'espoir aux habitants de notre planète.
J'y connais pas grand chose à tout cela mais la noétique (que je viens de découvrir) à au moins le mérite de rassembler science et religion, création et évolution. L'idée me séduit, et semble plus prometteuse que le purgatoire ou le matérialisme pure et dur.
Le problème dans tout cela n'est-il pas tout simplement des problèmes d'égo, ou chacun croit détenir la Seule Vérité ?
La Vérité ne serait-elle pas un peu des 2 côtés ?


Simple réflexion d'un citoyen lambda de niveau BEP.

Cordialement.

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonsoir Johnny,

La Vérité ne serait-elle pas un peu des 2 côtés?

En épistémologie (le domaine de la philosophie qui s'intéresse à comment savoir que l'on sait quelque chose), il est établi que penser que la vérité (et personnellement je préfère franchement écrire le mot avec un petit "v" qu'avec un grand "V") se trouve dans le juste milieux est une erreur de raisonnement.

Je vais vous donner un exemple. Prenons l'hypothèse que les hommes ont bel et bien marché sur la lune. Les conspirationnistes pensent eux que les hommes n'ont jamais marché sur la lune. Le juste milieux serait quoi? Que les astronautes sont allés à mi-chemin entre la terre et la lune, puis on fait demi-tour?

Je prends cet exemple tout simple pour illustrer pourquoi penser que la vérité se trouve dans le juste milieux est une erreur. Dans l'exemple lunaire que je donne, il y a forcément un groupe qui a raison, et l'autre qui a tort. Et ma conviction est que ce sont les conspirationnistes qui ont tort.

(...) la noétique (que je viens de découvrir) à au moins le mérite de rassembler science et religion, création et évolution.

Et en quoi ce serait prétendument une bonne chose? Il est clair que la science n'est pas réconciliable avec la religion: la science a pour principe épistémologique le doute rationnel, là où la religion à la foi (qui est par définition la croyance en l'absence de preuves). Et la théorie de l'évolution et le créationnisme sont par définition incompatibles! Tout mouvement qui prétend le contraire se leurre. Cela parle peut-être au public lambda, qui ne connait pas grand chose à la science et/ou à la religion, mais personnellement j'y vois beaucoup plus de la désinformation qu'autre chose...

Sceptiquement vôtre,

Chercheur de sens a dit…

Bonjour à tous et toutes.

Je viens de terminer "Le symbole perdu". Bon. Tout le livre m'a semblé "téléphoné", c'est à dire tellement prévisible. Le méchant est très-très méchant. Les bons sont très-très bons.

Et pourtant !
Et pourtant ce livre alimente ma réflexion sur mes propres recherches, spirituelles en particulier, et ajoutent un angle d'approche de plus par rapport aux nombreux livres que j'ai pu lire, et à ce que j'ai pu vivre par moi-même. En ce sens, il m'a intéressé !

Et je reste fasciné que l'on continue de vouloir mesurer avec des instruments "scientifiques" ce qui ne peut l'être ainsi. Aux yeux de notre monde scientiste, n'existe que ce qui se mesure par nos appareils scientifiques.
Mesure-t-on l'émotion musicale ? L'amour ? L'expérience spirituelle ? Les expériences de mort imminente ? Et ci l'on ne peut mesurer cela "scientifiquement", cela signifie-t-il que cela n'existe pas ?

J'ai été heureux de trouver sur ce blog quelques rares ouvertures vers ce mystérieux auquel notre monde est si fermé.
Il y a bien longtemps, déjà, Galilée a dit "et pourtant, elle tourne"...
Le scepticisme est important, garant de l'indépendance de la pensée. Il ne doit cependant pas entraîner la fermeture à ce que l'on ne comprend pas... aujourd'hui !

Sincèrement.

Joël

Johnny a dit…

Bonjour Joel,

Tout simplement : très bien dit.

D'ailleurs qui aurait pu dire au moyen-âge par exemple, que l'on communiquerait d'un bout de la Terre à l''autre grâce à internet, sans passer pour un fou ou un sorcier et certainement finir au bûché ??

Hier, aujourd'hui... et Demain quoi ?

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonsoir Joël et Johnny,

On peut tout à fait bien mesurer l'amour avec des échelles psychométriques (en demandant par exemple aux gens d'évaluer l'amour qu'ils ressentent pour leur partenaire de 1 à 5, 1 étant "pas du tout" et 5 étant "je l'aime à la folie"), tout comme on peut mesurer l'humour: c'est le genre de choses qui se font en facultés de psychologie tous les jours!

Les psychologues étudient l'amour et l'humour. Rien d'extraordinaire là-dedans. Penser qu'il est impossible d'étudier scientifiquement l'amour (ou l'humour) est juste faux.

Tout comme d'ailleurs on peut très bien étudier les expériences de morts imminentes. Il y a d'ailleurs des recherches qui se font sur le sujet...

Pour Johnny, je voudrais juste pointer une simple erreur de raisonnement qui est que ce n'est pas parce qu'au Moyen-Âge on ignorait que l'internet existerait au 21e siècle que l'âme existe et qu'on peut la peser (ce qui est l'hypothèse présentée dans "Le symbole perdu"). On ne peut pas conclure l'un de l'autre.

Sceptiquement vôtre,

Anne-Lise a dit…

Dan Brown n'a jamais dit que tous les faits avancés étaient vrais : le Graal n'est pas sous la pyramide du Louvres, le Vatican n'a pas explosé et la noétique est loin de proposer une solution à tout, il propose juste des romans détendant construit je suis entièrement d'accord toujours sur la même base: une ville une grande énigme résolue grâce à des tas de petites énigmes et surtout une femme en détresse!
Il nous propose uniquement une autre visions des choses. J'ai toujours pris ses romans comme des bons livres de vacances avec un petit plus disant : "vous voyez les choses comme ça? Et si on les regardait comme ça?" Si le monde est fait de moutons n'ayant aucune distance alors il n'en est pas responsable. Il ne trompe pas son monde, il s'adresse juste à des êtres humains sensés être capables de réfléchir à ce qu'ils lisent!
Je ne crois pas au Graal sous la pyramide du Louvre mais à mes yeux l'idée d'une descendance de Jésus est tout aussi acceptable voire plus que l'idée de l'Immaculée Conception! Alors je ne pense pas qu'on puisse guérir le cancer par la pensée mais je suis persuadée et on a prouvé que nous n'utilisons qu'une faible part de nos capacités cérébrales. Pensons à la somatisation par exemple comme l'esprit peut agir sur le corps alors oui il est envisageable de penser que notre cerveau à des capacités inexploités mais que nous ne sommes pas en mesure d'exploiter au vue de l'énergie que cela demanderait.
Alors non Dan Brown n'est pas là pour laver nos cerveaux mais juste nous faire réfléchir et nous détendre.
Et surtout si grâce à lui les gens sortent de chez eux pour visiter des villes, des monuments, aller voir des tableaux et réfléchir à leur sens, leur histoire alors moi je dis merci!

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonsoir Anne-Lise:

Dan Brown n'a jamais dit que tous les faits avancés étaient vrais

Comme je l'ai déjà souligné dans cette discussion, il le sous-entend franchement quand il écrit en introduction à son livre (je cite):

"Fact:

In 1991, a document was locked in the safe of the director of the CIA. The document is still there today. Its cryptic text includes references to an ancient portal and an unknown location underground. The document also contains the phrase "It's buried out there somewhere."

All organizations in the novel exist, including the Freemasons, the Invisible College, the Office of Security, the SMSC, and the Institute of Noetic Science.

All rituals, science, artwork and monuments in this novel are real."


Bien entendu, il ne prétend pas qu'absolument tout dans son roman est vrai, mais il le donne à penser pour les lecteurs crédules - et c'est ce que je lui reproche. Il pourrait très bien écrire en introduction quelque chose du style "ce roman n'est qu'une oeuvre de fiction et ne prétend pas représenter la réalité ou des individus existant ou ayant existé", mais au lieu de cela il nous assène l'idée que son roman se base sur des "Faits" (avec un F majuscule).

Sceptiquement vôtre,

Johnny a dit…

Même plus envie de discuter.

Désolé je n'aime pas les gens obtus qui croient tout savoir, veulent toujours avoir raison, avec de plus un esprit fermé, à mon sens.

Je croise beaucoup trop de personnes comme cela dans mon entourage professionnel...
C'est décevant et faut pas s'étonner que beaucoup de monde soit déprimer de la vie sans aucun espoir sur l'avenir.

Bonne continuation dans votre scepticisme convaincu.

Cordialement.

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonsoir Johnny,

Même plus envie de discuter.

Wow, cette conversation fut fort courte! En tout quoi? Trois commentaires à tout casser?

Désolé je n'aime pas les gens obtus qui croient tout savoir, veulent toujours avoir raison, avec de plus un esprit fermé, à mon sens.

Cela fait des années que je m'intéresse à ces sujets, et pas qu'un peu! Et si vous lisiez mon blog régulièrement (ou écoutiez mon balado), vous sauriez que par exemple j'ai suivi l'année dernière la formation en ligne d'introduction à la parapsychologie de l'Université d'Édimbourg. Bref, je pense faire montre de pas mal d'ouverture d'esprit. Par contre, comme le disais fort bien l'astronome Carl Sagan, il faut avoir l'esprit ouvert, mais pas au point que votre cerveau n'en tombe!

Bref, à mes yeux vous quittez le maigre début de discussion que nous avons eut non pas à cause de moi, mais parce que vous confondez "ouverture d'esprit" avec "crédulité" et "manque d'esprit critique". Si un jour vous avez envie de réfléchir à nouveau sur ces sujets, vous savez où en trouver! En attendant, il y a bien assez d'endroits virtuels pour les gens qui ne sont intéressés que par la croyance sans distance critique.

Sceptiquement vôtre,

Quentin a dit…

Bonsoir Jean Michel

J'ai eu le plaisir de lire tout les commentaires postés sur ce sujet ce soir, et il m'a malheureusement semblé qu'en effet, vous aviez l'air légèrement borné.
Je vais donc essayer de vous donner d'autres arguments en ce qui concerne ce livre.

Tout d'abord, la phrase "All rituals, science, artwork, and monuments in this novel are real", présente au début du livre, ne signifie en aucun cas que les découvertes décrites par Dan Brown dans son livre sont vraies (comme le fait que l'âme possède un poids par exemple) ! Elle indique simplement le fait que cette science existe réellement.
Hors dans votre commentaire du 11 février 2010, vous semblez être totalement choqué que l'auteur ai pu aller aussi loin dans ses descriptions des découvertes faites par Katherine Solomon (je me permet de vous citer) : "les résultats expérimentaux des parapsychologues ne sont pas aussi glorieux (et à l'abri des critiques) que ce qu'il n'attribue à son héroïne chercheuse en science noétique".
Et à cela je répond : heureusement que Dan Brown exagère la réalité et avance des découvertes complètements surréalistes, il écrit un R.O.M.A.N ...

En vérité il se sert de différents faits et de diverses institutions qui ont une existence bien réelle et s'en sert de moteur pour son histoire, qui elle, est fictive.
Oh mais incroyable ... Ne viendrais-je pas de décrire le mécanisme de création d'un roman ?
-Suite prochain commentaire-

Quentin a dit…

-Suite-
J'ai eu le plaisir d'étudier ce qu'est un "Roman" et si j'ai retenu une chose parmi les autres à propos de cet enseignement, c'est bien qu'un écrivain est la pour nous mentir, nous faire voyager à travers une histoire irréelle ou surréaliste.
En fait il me suffit de poser cette question : vous achetez un roman pour vous divertir ou pour tenter d'en apprendre des tonnes sur la science noétique, la Franc-Maçonnerie et autres sujets ? Je pense personnellement que la réponse à cette question est le divertissement puisqu'il existe de nombreuses bibliothèques ou vous pourrez vous renseigner sur ces sujets à travers différents ouvrages bien plus sérieux que ceux de notre cher Dan Brown (puisque lui, il écrit dans le but de nous divertir). -Suite dans prochain commentaire-
Pour revenir rapidement sur la science noétique : je pense que Dan Brown utilise ce que vous qualifiez de "pseudo-science" pour toucher encore plus ses lecteurs, en effet cette science semble assez New-Age et jusqu' alors inconnu du grand public, ce qui laisse à l'écrivain une grande liberté (ceci est un point de vue comme un autre ...).
En ce qui concerne le public, je pense que la majorité des lecteurs sont capables de lire un livre (particulièrement ceux de Dan Brown) en sachant dès la première page que ce n'est qu'une œuvre fictive qui s'inspire de nombreux faits réels, et rien de plus.

Quentin a dit…

-Seconde suite-
En faite, Disons-le d'emblée, vous n'aimez pas les écrits de Dan Brown (petite reprise déformée de vos propos), j'ai donc eu l'impression pendant toute votre critique littéraire que vous avez commencé la lecture de ce livre tout en restant de marbre envers cet auteur (mais la je me perd dans la psychologie de comptoir donc je pense qu'il est tant d'arrêter d'écrire ...).C'est un auteur que je trouve irréprochable dans son domaine : le divertissement, ceci est un fait qui est probablement confirmé par le fait que chacun de ses livres soit un Best-Seller, non ?
Je suis par contre bien d'accord avec vous lorsqu'il est question de son style qui est assez pauvre : j'ai eu le plaisir de lire du Descartes en simultané à ma lecture de Dan Brown et ... C'est incomparable.
En fait j'ai trouvé ce roman très proche d'une série télévisée, avec tous ces rebondissements, ces flash-back.
Conclusion : pas un très grand roman, mais du bon divertissement !
Voila, ce commentaire n'était en aucun cas une envie de ma part de vous "clouer le bec", et je m'excuse si c'est ce que vous avez ressenti en le lisant. Je voulais que vous regardiez ce livre (et cet auteur par la même occasion) d'une manière différente, surtout de manière plus détachée, moins sérieuse.
Dan Brown est pour moi le Spielberg de l'écriture, et il ne fait pas de documentaire =D

nabounette a dit…

Bonjour tout le monde.
Je n'ai pas l'éloquence dont la plupart de vous a su faire preuve concernant le sujet évoqué. Et peut-être moins de dicernement et de structure dans mes opinions que nombre d'entre vous. Je voudrais néanmoins donner mon avis de simple lectrice de Dan Brown.
OUi c'est un ROMAN, oui c'est le but du ROMAN que de nous créer un univers fictif et attrayant - et je dois dire qu eça marche d'enfer! j'ai adoré Da Vinci Code et Anges et Démons.
Cependant, Je suis assez d'accord avec J-M ABRASSART, il va un peu fort avec son affirmation du début. Et à mon sens (et j'insiste sur le "à MON sens) il ne donne nulle part l'impression que c'est une fiction inspirée de pratiques et d'études réelles; mais bien que TOUTES LES SCIENCES SONT REELLES. je ne sais pas comment dire ça, pour moi, il n'y a pas de bénéfice du doute dans sa manière de s'exprimer. Et comme M. ABRASSART l'a souligné, le héro est un pseudo-sceptique qui a chaque roman se prend une à une des claques dans des aventures où le scepticisme est tourné en ridicule; ce qui peut être un peu énervant à la fin.
Personnellement je ne suis qu'une demi sceptique je ne me sens donc pas visée. Mais à bien y réfléchir il n'y a pas dans ces livres de place pour le scepticisme ou le doute raisonnable. Le sceptique n'est là que pour démontrer l'absurdité de ses opinions et renforcer la suprémacie du New Age.
Je n'ai pas encore terminé le livre, je n'en suis qu'à la page 100; mais deux choses m'agacent c'est sûr: on se retrouve encore une fois dans la configuration qu'il a citée; (une femme en détresse, un seul lieu, une grand énigme) qui fait que le livre même si l'histoire promet d'être intéressante me rappelle un peu trop la recette de cuisine, et le passage "flashback" où peter et sa soeur discutent de la science moderne et du savoir des anciens. Où un à un les arguments pro-science moderne sont balayés du revers de la main par un "initié" érudit. Le dialogue a sonné faux dès le début. J'ignore pourquoi, les arguments de la soi-disant sceptique Katherine Solomon ("sAlomon"?) semblent ridicules, son ton idiot... allez savoir pourquoi j'ai eu cette impression. Toujours est-il que le dialogue avait vraiment l'air d'une mise en scène grotesque entre deux mauvais acteurs. ça ne m'a pas semblé équitable à la base, et ça m'a un peu agacée.
oui,oui, ce n'est qu'un Roman. Unauteur peut mettre ce qu'il veut dans un roman.
Personnellement, j'ai adoré HARRY POTTER et lorsqu'on sait que c'était au départ un livre destiné aux enfants, on imagine bien que le style littéraire ne devait pas être très alambiqué. Mais contrairement aux livres de Dans brown, je nai jamais eu l'impression qu'on me disait que tout ceci était vrai. Ni qu ele Poudlard express existait (même si j'aurais bien aimé!).
Pourtant on peut y retrouver nombre de références à des croyances et des superstitions très répandues de par le monde.
Non, décidément, Dan Brown fait tout pour paraitre très sérieux lorsqu'il affirme certaines choses dans ses livres; et notamment dans ce livre-ci "le symbole perdu".
ET je comprends que M. J-M A. s'en plaigne.
Bon; ça ne m'empêchera pas de le finir le bouquin et d'essayer d'en tirer un maximum de plaisir.
Merci pour ce blog; j'ai lu tous les débats avec beaucoup d'intérêt. Et j'aime être un peu sceptique.
très amicalement à tous. :)

Antoine Delouhans a dit…

Je me joins à Feel O'Zof pour souligner le fait qu'il ne s'agit ici que d'un roman et que comme beaucoup de romanciers, Dan Brown se permet de détourner le "vrai" pour le mettre au centre de son intrigue. Moi même auteur de fantastique, j'utilise des principes fondamentaux que je détourne dans le but de mener à bien mon histoire.

Seb a dit…

Ce soir (22/09/2010) sur W9

Vérités ou mensonges : les secrets du «Da Vinci Code»
Quel secret se cache derrière le sourire de la Joconde ? Jésus a-t-il eu des descendants ? Qui était Marie-Madeleine ? Autant de questions qui forment le coeur du roman de Dan Brown. Quelle est la part de vérité et de légende ?

La "bande-annonce" ne m'a pas laissé presager d'un reportage très sceptique.

nicolivory a dit…

Bonjour à tous

En dehors du débat "Noétique", "New Age" est autres axes de discussions, je voudrais souligner un point qui me paraît important ...
Le Roman, en tant que tel, commence à la couverture et à son titre. Dés que cette couverture est tournée, et la lecture commencée, la fiction est entiére . La petite intro de Dan Brown "..All the facts are real..." fait partie du roman, de la fiction ... Alors qui est le plus naïf ? Celui qui prend le roman pour se distraire, ou celui qui en extrait l'intro pour lancer un débat sur les sceptiques en oubliant qu'il s'agit d'un Roman ?
Perso, je suis assez "concret" dans mon travail comme dans mes loisirs; mais il n'empêche qu'un bon film de SF, ou un bon bouquin pour se remettre les neurones à zéro ... ça fait pas de mal .
Combien de films, de livres, commencent par ces fameux mots : "cette histoire est tirée de faits réels" ... Blair Witch, L'Exorciste... c'est vendeur, c'est accrocheur ... mais ça reste l'intro d'une fiction .
Dan Brown , on aime ou on aime pas , (je prefere Crichton ) mais comme l'ont souligné plusieurs intervenants, son approche permet une autre vue... à chacun d'y croire ou pas .

Greem a dit…

Bon, et bien je suppose qu’un film réaliste, avec une histoire qui se veux réaliste et des acteurs crédibles qui présenterait un historien célèbre (dans le film) négationniste défendant de façon sérieuse l’inexistence de la Shoa ne vous dérangerait pas le moins du monde puisque c’est un film et que de fait, c’est fictifeuh...

Non mais franchement. J’ai pas lu les livres de Dan Brown mais j’ai vu les films, et le problème c’est que l’histoire, certes fictive, laisse penser qu’elle tourne autour d’éléments bien réels, eux.

Pakito a dit…

Tout d'abord bonjour, je suis tombé sur cet article après une recherche Google sur le mot "noétique", et j'ai pris plaisir lors de la lecture des commentaires, vraiment. Si bien que j'ai décidé d'apporter mon point de vue sur la, ou plutôt les questions.

Tout d'abord, la véracité des faits que Brown énonce dans ses romans. Mais j'ai envie de rire, réellement : ce blog s'appelle bien scepticisme scientifique ? En quoi ce que raconte un auteur dans une oeuvre annoncée dès le départ comme un roman, best-seller annoncé qui plus est, peut être remis en question sur un plan scientifique ?
Ca n'est pas comme s'il était le seul à nous faire le coup, ou si c'était une première pour lui... En effet, c'est purement et simplement du merketing. Mais pas que.
L'ignorance de la masse, puisque Dan Brown est désormais grand public, découle forcément sur l'interprétation brute de l'intro et du contenu du bouquin par le quidam moyen, mais que quelqu'un d'érudit se fasse piéger, c'est tout de même très surprenant. Et il semble pourtant que l'auteur de l'article ci-dessus ai pris l'accroche "Faits réels" pour argent comptant.

Dan Brown n'a jamais prétendu que les faits étaient réel, il annonce juste que toutes les institutions mentionnées dans son bouquin existent ou ont existé. Et c'est le cas, impossible de le contredire là-dessus. Et de mon point de vue, pas de raison de lui en vouloir non plus. Prenons d'autres oeuvres littéraires ou cinématographiques, comme Blair Witch, qui a déjà été cité, mais aussi Vertiges ou Frontières, des films français qui commencent à emprunter le chemin tortueux de la situation géopolitique arriérée dans ce qui fut l'URSS ou la Yougoslavie de façon très brutale et en annonçant ça comme "inspiré de faits réels".

Il est évident que Le Symbole Perdu est une oeuvre de fiction, et là où je trouve Dan Brown talentueux, c'est justement sur ce point : malgré son style relativement faiblard (mais inhérent aux plumes à succès du moment, Marc Levy en fer de lance), il arrive à transporter le lecteur, dans un univers contemporain, à travers des lieux mythiques et historiques, et il captive, enchante de façon telle qu'on referme le livre en ne sachant plus trop ce qui est réel, ce qui ne l'est pas. Je trouve ça fantastique, c'est ce que je recherche dans la lecture et le cinéma, l'abstraction totale de mon environnement, de ma réalité.
J'ai acheté ce livre il y a quelques jours et l'ai lu d'une traite, dans la nuit, sans me rendre compte que les heures avaient filé... En cela, Dan Brown est talentueux.

(suite)

Pakito a dit…

D'autre part, je pense aussi qu'il joue un rôle en amenant sur le plateau de fast food culturel qu'est son oeuvre un appétit pour ce que cette dernière véhicule : l'amour de l'art, de l'ésotérisme, du symbolisme, de l'histoire... C’est mon cas : le Da Vinci Code m’a rendu curieux de l’époque de la Renaissance et de l’œuvre du génie universel qu’a été Da Vinci, Anges et Démons m’a poussé à faire des recherches sur la Vatican, ses mythes, son histoire… Et aujourd’hui, Le Symbole Perdu me pousse à m’instruire sur la noétique, ou quelque soit son nom, la science de l’esprit, de l’intuition, de la volonté… J’étais déjà passionné par l’ordre maçonnique et l’histoire américaine, mais si ça n’avait pas été le cas, le bouquin m’aurait probablement donné le virus.
C’est en ça que Dan Brown est fin et érudit : il a trouvé le moyen de rendre la culture accessible en titillant la curiosité sur tous les aspects qui au final forme la discipline de l’Histoire, avec un grand H.
Pour conclure, je vais parler noétique : j’ai lu plus haut que c’est une « pseudo-science », quelque chose de « new age ». Comment dire ? Aristote, Platon, new age ? Vous voyez l’incohérence.
Certes, le nom est nouveau, certes c’est peut être un peu tiré par les cheveux, et très certainement exagéré dans Le Symbole Perdu, mais ça a le mérite de mettre le doigt sur plusieurs éléments importants.
A l’époque de Platon ou d’Aristote, les outils de mesure des ondes cérébrales, et donc de l’activité du conscient, du subconscient et de toute forme de pensée, n’existait pas. Il est donc évident que les travaux sur la pensée, la volonté et son influence sur la matière n’ai été que théorique à l’époque.
D’autre part, il est clair que cette science est nécessaire, ne serait-ce que pour expliquer au monde le paranormal, puisque c’est très marketing et que le public est en mal d’informations dans le domaine, mais aussi pour mettre un terme à tout ce que l’humanité à véhiculé comme préjugés totalement erronés à travers les siècles : sorcellerie, démonisme, forces du mal, etc...
Les Fakirs arrivent à maîtriser leur masse pour défier la gravité sur des planches cloutées, les moines Shaolin parviennent à jeuner des jours durant, ou à accomplir certaines prouesses physiques, même sans aller jusqu’à la lévitation… Les exemples ne manquent pas, et il est clair qu’une maîtrise des pensées, du potentiel énorme du cerveau humain, pourrait changer le monde, ou du moins la perception que nous en avons. Encore une fois, pour citer Galilée, « Et pourtant elle tourne ».
J’espère, non pas en tant qu’humaniste, mais en tant que rêveur et amateur de SF, qu’un jour quelqu’un pourra dire « Et pourtant je déplace des objets par la pensée »…
L’être humain sait qu’il n’exploite pas son cerveau à plus de 5% de ses possibilités, ceci a été prouvé et mesuré, il nous manque aujourd’hui les outils pour parvenir à le faire. J’ai l’espoir que ce jour arrive un jour.

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonjour,

Personnellement, je pense que le nombre et le contenu des commentaires dans ce fil de discussions prouve amplement mon point de départ. Le fait que ce billet est le plus lut sur mon blog depuis sa publication, et ce même surpassant ceux ayant pour objet la conspiration du 11 septembre 2001, démontre cela aussi clairement: Dan Brown est une formidable machine à désinformer le grand public.

Bien entendu, bon nombre s'exclame "mais ce n'est qu'un roman, blablabla", argument dont je discutais déjà dans mon billet de départ et que je ne partage absolument pas. Dan Brown propage une idéologie - le néo-occultisme - à travers ses romans. S'il est populaire, c'est justement parce que cette idéologie plait au grand public, qui la préfère à d'autres - comme par exemple l'esprit des Lumières. Même si ce qu'écrit Dan Brown n'est qu'un roman (contenant énormément de pseudo-sciences et d'archéomanies), je préfèrerais que les gens se passionnent pour un livre consacré à la science, à l'histoire et/ou la théologie présentée adéquatement, sans embellissement ou mensonges.

Mais visiblement, pour certains, c'est trop demander: un livre peut se contenter d'être juste divertissant, même s'il fait l'apologie à longueur de pages d'une idéologie plus que problématique. Je ne suis pas d'accord avec ça.

Sceptiquement vôtre,

Q a dit…

On n'utilise que 10% de notre cerveau ? Ah non 5%...

Je pensais que tout le monde savait depuis bien longtemps que c'était une
idée reçue

Alors passons sur les fakirs et les moines shaolins...

Pakito a dit…

Je suis d'accord quand tu dis que les gens devraient s'intéresser à autre chose, qui est plus réel, sérieux, ou simplement qui n'est pas romancé, mais n'oublions pas que le divertissement est toujours plus attrayant que l'information pure. Ceci depuis toujours.

S'il existe des comptines pour enfant, des contes, des paraboles, des fables, des dictons, ou même la bible et les évangiles ...

Il est évidement plus facile de faire passer ses idées à travers une histoire.

Et je ne vois pas en quoi l'idéologie véhiculée par Dan Brown est problématique. D'ailleurs, je ne vois pas de quelle idéologie tu parles... "néo occultisme" ? En quoi les secrets révélés par le personnage fictif qu'est Robert Langdon seraient-ils "néo" ? Rien n'est plus vieux, justement... Et c'est ça que je trouve magnifique : se servir de l'histoire, de son caractère flou, invérifiable, inexact, puisqu'écrite par les vainqueurs, pour dissimuler des fantasmes concernant le Graal, les pères fondateurs, ou autre, ça me plait.

Et pour répondre à "Q", en effet, la liste de liens que tu donnes est impressionnante, mais sur le sujet, on trouve tout et son contraire.
Et excusez-moi, mais si l'humain est aujourd'hui arrivé au bout de ses capacités cérébrales, nous avons du soucis à nous faire. Beaucoup.

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonjour Pakito,

Tout d'abord, Q a bien entendu tout à fait raison: l'idée qu'on n'utiliserait prétendument que 10% de son cerveau n'est qu'un mythe, qui a été démystifié de nombreuses fois.

Rien n'est plus vieux, justement...

Encore une fois, cela illustre parfaitement le problème que j'ai avec le roman de Dan Brown: l'idéologie qu'il présente n'est absolument pas vieille. Ce qu'il présente dans "Le symbole perdu" est un mélange d'idées qui ont été codifiés d'un côté par les néo-occultistes style René Guénon au début du 20e siècle et de l'autre les parapsychologues (du côté de la science noétique). Le Nouvel Age n'a absolument rien de vieux non plus.

Et puis, enfin, quand il invente des choses de toute pièce, cela n'a absolument rien de vieux non plus, vu que c'est purement et simplement des créations de Dan Brown.

Bref, il arrive à faire gober des vessies et des lanternes à ses lecteurs, comme par exemple l'idée que l'idéologie qu'il présente serait prétendument "très ancienne", juste parce qu'il fantasme à propos des franc-maçons.

Sceptiquement vôtre,

Ankh a dit…

Bonsoir.

J'ai pu lire la plupart des commentaires. On a plus l'image, en lisant tout celà, d'un combat acharné entre d'une part la volonté de prouvé que ce qui est dit dans le roman n'est pas, comme le dit Dan Brown dans son intro, la "pure vérité" et qu'il ne faut pas croire aveuglément ce que d'autres écrivent pour gagner de l'argent; et d'autre part le fait que ce ne soit qu'un roman et que sa spécificité première est la fiction, l'évasion, le rêve, tout ce que vous voulez.

Cependant, je ne me range dans aucun des deux "camps". D'un côté on est toujours un peu déçu quand on se dit que ce que l'on vient de lire n'est que fiction. Et puis, le scepticisme est une qualité qui nous empêche de croire à tout et n'importe quoi. Mais il ne faut pas que cette qualité se transforme en une "barrière" sur les mystères que recèle notre monde.

Je ne prétend avoir aucune connaissance particulière sur le domaine scientifique ou historique. Bien que l'histoire me passionne beaucoup.
Maintenant, là où je veux en venir, c'est que le mystère existe.
Qui peut se vanter de connaître tout sur tout ? Qui peut lire dans les pensées de l'autre ? Qui est capable de démontrer que Jésus a ou non réellement exister et quand ? Il y a des milliers d'exemples qu'on pourrait sortir. Comment se fait-il que les Égyptiens étaient aussi avancés et qu'au Moyen-Âge tout cela a été perdu avant d'être retrouvé plus tard ?
Qui est capable d'affirmer catégoriquement que l'on utilise ou non la totalité de notre capacité cérébrales ? Pourquoi chaque être humain est fait différemment ? (l'ADN, oui mais pourquoi est-ce qu'on a un ADN).

Je veux simplement montrer que certaines choses nous échappent encore, que le mystère existe. Je ne suis pas croyant, mais je suis sûr qu'il y a une part de vérité dans la religion. Exemple : 2012 et la fin du monde, je n'y crois pas. Cependant il est claire que la fin du monde viendra mais, pas tout de suite.

Que les sceptiques le reste et les croyants croient. La science démontre la vérité parce que la croyance lui donne du travail. Mais la science n'a pas de réponse pour tout; en tout cas, pas à notre époque.

Cordialement.

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonsoir Ankh,

La science ne sait pas tout (sinon les scientifiques seraient au chômage technique), mais ne sait pas rien non plus.

Maintenant, là où je veux en venir, c'est que le mystère existe.

Une des grandes différences entre le mouvement sceptique contemporain et nos compétiteurs culturels (les néo-occultistes par exemple) est que nous cherchons à expliquer les mystères, pas à les entretenir pour le plaisir de les entretenir. C'est très facile de dire que quelque chose est "mystérieux", "inexpliqués", blablabla, mais c'est beaucoup plus intéressant de chercher des réponses - plutôt que de se complaire dans ce "mystère".

Je vais vous donner un exemple, tiré de votre commentaire:

Qui est capable d'affirmer catégoriquement que l'on utilise ou non la totalité de notre capacité cérébrales ?

Les neurosciences sont capables d'affirmer catégoriquement cela, entre autres parce que nous avons aujourd'hui des techniques d'imagerie cérébrale, ou encore - par le passé - par l'étude des lésions cérébrales.

Si on n'utilisait réellement que 10% de notre cerveau, cela veut dire qu'il serait possible de l'endommager (mettons dans un accident de voiture) de manière fort importante sans avoir de réels dégâts sur le fonctionnement psychique de l'individu en question. En effet, on aurait 1 chance sur 10 d'endommager une zone que de toute façon nous n'utilisons pas.

Si vous croyez réellement que vous n'utilisez que 10% de votre cerveau, seriez-vous prêt à subir une lobotomie (une intervention chirurgicale) qui amputerait une partie de votre cerveau? Si oui, laquelle? Si non, pourquoi?

Vous répondrez certainement non à cette question, parce que dans le fond vous réalisez fort bien que vous utilisez 100% de votre cerveau, et que n'importe quelle intervention sur celui-ci, même minime, altèrera d'une manière ou d'une autre votre fonctionnement psychique.

C'est ce que les neuroscientifiques qui étudient les lésions cérébrales ont observé empiriquement, et ce depuis plus d'un siècle.

CQFD.

Sceptiquement vôtre,

Ankh a dit…

Oui, nous utilisons toutes (ou presque) les parties de notre cerveaux à un moment donné de la journée.
Mais en fonction de ce que l'on apprend, découvre, voit, mange, etc., de nouvelles connections se font entre les neurones. Il y a des milliards de possibilités en fonction de la vie d'une personne. Et personne n'a les même connections (même si techniquement c'est possible). Donc on peut sans cesse améliorer son cerveau. Et comme la science évolue et évoluera toujours, on apprendra sans cesse de nouvelles choses, et de nouvelles connections neuronales apparaîtrons. Et qui sait ce que cela impliquera ?
C'est là où je voulais en venir avec mon histoire de cerveau. Puisque l'histoire des 10% est bien évidemment un mythe lié au fait que 10% des cellules de notre cerveau sont des neurones et les 90% restantes sont des cellules gliales (qui ne permettent pas de penser mais seulement de protéger et nourrir les neurones).
Tout comme le fait qu'on ne peut pas utiliser toutes les parties du cerveaux en même temps, c'est impossible.
Cependant, les chercheurs essaient toujours de nouvelles approches pour vérifier leurs hypothèses et les démontrer à tout ce qui croient encore au mythe des 10%. Peut-être y a t-il une raison ? Peut-être pas.

Mais cela ne traite que de l'un des sujets que j'ai proposé dans mon commentaire précédent.

Cordialement.

David a dit…

Bonsoir,
Je viens juste d'entamer la lecture du symbole perdu et de terminer celle de ce billet. Waouh, que de discussions intéressantes, que d'arguments différents!
Je voudrais, à mon tour, exprimer mon point de vue sur différents sujets évoqués ici.
D'abord, bien sûr Dan Brown écrit des fictions floues divertissantes; et bien sûr il faut se méfier d'idéologies transmises par
ce biais. D'ailleurs, de quelle idéologie ne faut-il pas se méfier?

Ensuite, nous pouvons tous aisément reconnaître à Dan Brown un talent, celui de mettre au contact deux blocs que tout oppose: les sceptiques scientifiques et les croyants.

Cette constatation m'amène à penser à la dialectique (Cfr. dialogue) qui se résume par "thèse, antithèse, synthèse". La synthèse est une manière de dépasser l'opposition, soit sur une position intermédiaire, soit sur une position totalement nouvelle.
La dialectique est une manière de savoir, commune à la science et à la philosophie.

Concernant le fait que l'homme ait marché sur la Lune, je trouve bizarre qu'un sceptique puisse avoir la "conviction" que c'est la vérité. En effet, où sont les preuves scientifiques? Sont-elles incontestables? Sur quoi repose cette conviction qui ressemble tellement à une croyance?

Entre conspirationistes qui croient que c'est faux et les sceptiques qui ont la conviction que c'est vrai (cherchez l'erreur :°), la vérité sur la Lune est bien entendu ailleurs, probablement au milieu, comme beaucoup de synthèses, d'ailleurs :) . Le questionnement des preuves, dans ce cas, me paraît être une bonne synthèse. Qu'en pensez-vous?

A propos des capacités du cerveau, se pourrait-il que le pourcentage de 10% ait un caractère qualitatif et non quantitatif? Par exemple, la science a prouvé (émission "Matière Grise", sur la RTBF) que les aveugles recyclent les aires cérébrales de la vision pour les consacrer à l'ouïe. Ils entendent donc mieux. C'est le phénomène de plasticité du cerveau. Peut-être n'utilisons-nous vraiment que 10% de cette capacité? Et la plasticité n'est qu'un aspect.

Par rapport à l'influence supposée de l'esprit sur le réel, je dois bien admettre que je suis parfois étonné lorsqu'il m'arrive de penser fort à une personne et que cette même personne m'appelle au téléphone le jour suivant. Ces coïncidences sont troublantes par leur nombre. Il n'y a aucune preuve, c'est sûr, mais pourtant elles sont observables (par moi :). Et comme chacun sait, l'observation est bien le premier pas vers la science, n'est-ce pas?
Au plaisir de vous lire à nouveau.

atelierplume a dit…

Il ne faut pas oublier non plus que "noétique" a des origines philosophiques qui remontent à Aristote et fait encore l'objet de débat chez les philosophes contemporains. Juste pour dire que d'Anaxagore à Husserl, "noétique" peut avoir un sens noble en philosophie métaphysique...

sebastien a dit…

Bonjour, je m'inscris tout à fait dans la ligne de pensée de David, autant en ce qui concerne la dialectique que sa remarque sur le fonctionnement du cerveau.
En effet imaginons que l'on étudie le fonctionnement d'une voiture de sport en marche, nous verrions que selon le moment certaines parties de la voiture ne serait pas utilisée(les freins, les essuie-glaces, le clignotant, etc...)mais que au final en faisant la somme de toutes nos observations 100% de la voiture a été utilisé.Si nous faisions cette étude avec la voiture de sport conduite par un conducteur lambda et la voiture de sport conduite par Sebastien Loeb nous en arriverions à la même conclusion: sur les deux études 100% de la voiture de sport a été utilisé, par conséquent nous utilisons tous 100% des capacités de la voiture de sport.Mais cette conclusion est-elle vraiment correcte?Pour y voir un peu plus clair changeons notre angle d'étude et mesurons maintenant le temps mis par chacun des deux sur un des rallyes du championnat du monde.
Je ne peut avancer de chiffres précis mais disons que le conducteur lambda passe quatre fois plus de temps que Loeb pour finir le rallyes(ce qui me semble plausible), pouvons nous à nouveau avancer que les deux conducteurs utilisent 100% des capacités de leur véhicule? D’après la dernière étude il serait plus correct de dire que le conducteur lambda n'utilise que 25% des capacités de son véhicule(en prenant comme référence le temps mis par Loeb et en supposant aussi que son temps est la performance maximum possible sur le rallye en question).
Je pense que le désaccord entre ceux qui pensent qu'on n'utilisent que 10% des capacités de notre cerveau et ceux qui leurs disent que ce n'est qu'un mythe vient du fait qu'ils utilisent les même mots et concept pour parler de deux choses différentes.
En ce qui concerne les mystères du psychisme et plus particulièrement la télépathie, je n'ai pas d'avis
arrêté la dessus, je garde l'esprit curieux et ouvert.Juste une petite anecdote personnelle qui m'a beaucoup interpellé, pendant les 1 ans ou j'étais avec mon ex il s'est produit 5 fois ce phénomène:
je suis au travail, je met ma main dans la poche pour envoyer un message ou appeler ma copine et quand je fais glisser la partie supérieure de mon téléphone slide pour avoir accès au clavier je vois marqué sur l'écran de mon téléphone
le nom de ma copine avec le compteur qui affiche 00:01 de temps de communication, je lui parle et elle été justement en train de m'appeler mais a été surprise car elle n'a entendu aucune sonnerie, ça a décroché aussitôt qu'elle avait appuyé sur la touche appel de son téléphone...
Voilà je n'en tire aucune conclusion à portée universelle, mais la probabilité que ce genre de phénomène arrive au cours d'une
journée et qu'il se reproduise 5 fois au cours d'une seule et même année est tellement faible que l'hypothèse d'un lien télépathique entre les êtres humains me parait-quand on applique le principe de parcimonie du rasoir d'Ockham-l'hypothèse la plus simple.

sebastien a dit…

Juste une dernière petites choses sur le commentaires de Ankh comme quoi les cellules gliales ne servent pas à la transmission des informations mais seulement à protéger et nourrir les neurones.Ce n'est plus tout à fait exact au vu des plus récentes découvertes, je vous invite à découvrir cette article publié dans le magazine "La recherche".
http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=11462

Q a dit…

L'histoire des 10% est un mythe parce qu'il n'est fondé sur aucune expérience concrète. Jusqu'à présent, personne n'a jamais fait de "course de cerveau" pour obtenir ce chiffre (et d'ailleurs est-ce que ça a un sens ? Qu'est-ce qu'une "capacité", et comment la mesure-t-on exactement ?).

bebert a dit…

« Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »

Si Dan Brown avait écrit ce texte au début de son roman, pensez vous que cela aurait empêche ses lecteurs de douter de prétendu véracité de ses affirmations ?

Un simple scénario, une simple hypothèse parmi Les nombreux scenario et hypothèses possibles, voila ce que ce roman est.


Jean-Michel Abrassart, Vous dites, je cite : "Je ne comprendrai jamais les gens qui défendent l'idée que - parce qu'un roman a pour unique objet de rapporter de l'argent à son auteur - alors cela légitimerait prétendument qu'il propage de la foutaise. A mes yeux, c'est encore plus condamnable: non seulement l'auteur fait la promotion de la pseudo-science, mais il le fait uniquement dans un but mercantile. Vraiment, je ne vois pas en quoi la bassesse originelle de la motivation de l'auteur (pour le dire simplement: se faire du pognon) excuse en quoi que ce soit le fait qu'il propage dans la foulée des idées fausses..."

Avez vous testé l"homéopathie ? Vous en dites quoi ? même argument que pour "les 10% de cerveau utilisé ? ". A ce propos, je me demande pourquoi nous n'avons pas tous le cerveau et le QI d'Einstein.

Vous dites également, je cite : "On peut tout à fait bien mesurer l'amour avec des échelles psychométriques (en demandant par exemple aux gens d'évaluer l'amour qu'ils ressentent pour leur partenaire de 1 à 5, 1 étant "pas du tout" et 5 étant "je l'aime à la folie"), tout comme on peut mesurer l'humour: c'est le genre de choses qui se font en facultés de psychologie tous les jours!

Vous vous trompez, les échelles ne mesurent pas l'amour, mais effectivement leur perception. Relation de cause a effet un peu hâtif...

Les fosses aussi son sceptiques....Toutes choses étant égales par ailleurs...

Elise a dit…

Discussion beaucoup trop sérieuse pour un simple roman !
A sa façon, l'auteur ne nous demande-t'il pas de ne rien prendre au pied de la lettre ? Il ne fait que le répéter tout au long de son roman.
Et la seule chose qu'il faut retenir de son livre, la seule chose qu'il a voulu démontrer à mon sens dans son roman, c'est le mot de la fin (que je ne citerai pas pour ceux qui n'ont pas fini de le lire).
Ce simple petit mot peut provoquer de grandes choses (et notez qu'il utilise ce mot-ci plutôt que "foi", ce qui n'est pas neutre).
Enfin un peu d'OPTIMISME, que l'on soit scientifique, neutre, sans opinion ou croyant.

Bonne journée à tous, en vous souhaitant beaucoup d'autres lectures qui vous fassent rire, pleurer, apprendre, réfléchir .....

Elise

christian a dit…

Je viens de le "lire", j'ai eu beaucoup de mal, ai sauté des passages, livre ennuyeux, lu entre deux lignes pour voir et finalement repose sans le finir... Bof

bigfzzz a dit…

bonjour,
je ne suis pas lecteur de la premiere heure comme le sont certainement nombre d'entre vous car je ne lis que peu. MAIS quand j'ai le temps de pouvoir le faire, autant que cela me detende! Dan Brown n'a effectivement pas un style digne des Grands, mais sa facon de meler realite et fiction me plait beaucoup (Peu importe ce qui est vrai ou pas), ainsi que la maniere de mener son histoire "Tambour battant" en enchevetrant les scenes, les flashbacks et l'action. il incite meme le simple lecteur que je suis a se documenter ou a decouvrir l'oeuvre d'un peintre ou meme encore a regarder de plus pres les monuments cites dans ses romans. Bref un excellent moment de lecture et un succes merite pour cet ecrivain. N'oubliez pas de revenir a la realite une fois ce bouquin termine...

RS a dit…

Ces livres sont destines a des lecteurs qui ont l esprit ouvert et tolérants a lire vos commentaires on dirait kon sait pas pourquoi vous avez acheté ces livres. Dan Brown est un auteur de roman d' énigme thriller et son thème général est la religion alors il fo s attendre lire des éléments hors du commun mais le pire c que certains éléments sont crédibles mais on dirait que tout le monde critique son style vous pouvez rien y faire il va pas le changer. Vous restez trop dans le réel ne soyez pas paranormal mais intéressez vous au sujet soyez au cœur meme de l histoire c beaucoup plus passionnant j ai lu tout les livres et son thème ne ma pas gêne au contraire : il ma enrichit

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonjour RS,

Vous restez trop dans le réel

"Le droit au rêve a pour pendant le devoir de vigilance" (Henri Broch)

Sceptiquement vôtre,

Sebastien a dit…

Cher Jean Michel,
Merci pour ce blog et la possibilité qu'il donne de disserter sur le livre et les sujets qu'il aborde.
Etant ingénieur, j'ai comme vous tendance a considerer que ce qui ne se mesure pas, ce qui n'est pas demontrable scientifiquement, n'est pas vrai. Mais dans ce domaine, comparé à vous, St Thomas est un débutant modéré. Comme souvent mentionné ici, celui qui aurait montré l'ordi sur lequel j'écris à mon grand père aurait été pris pour un sorcier. Alors considérer que ce qu'on connait pas encore est forcément pervers et fallacieux marque autant d'ouverture d'esprit que n'en font preuve la plupart des religions (en tout cas leur interpretation). C 'est dommage d'etre un ayatollah de la science et d'etre ferme a tout ce qui touche a des theories, certes non prouvees, mais qui ont le merite de poser des questions.

Comme souvent dit ici, les romans de Dan Brown sont avant tout des romans. Quand il dit que "tout est vrai" dans ce roman, pour simplifier, je pense qu'ils parlent de la topographie de Washington, ainsi que des references bibliques ou aux travaux de Newton. C'est lui chercher des pous que de pretendre qu'il affirme que les rituels maconiques sont tels que decrits par exemple.
Je trouve l'idee vehiculee que les religions ont finalement toutes le meme but et les memes fondements (qui ne sont peut etre pas ceux exprimes ici) interessante. Si les integristes de tout poil en prenaient conscience (mais ca ne les interesse pas, leur pouvoir en patirait), cela eviterait bien des maux dans ce monde.

Quant a votre signature, je ne vous trouve pas sceptique, tant vous etes sur que votre scepticisme est la seule et unique voie a suivre. Pour un sceptique, la seule chose dont on peut etre sur est de n'etre sur de rien, et vu vos reactions continuelles, vous avez l'air sur d'etre de bcp de choses, y compris que Dan Brown est un auteur ininteressant, tellement ininteressant que vous y consacrez bcp de votre temps...

Bien a vous

L'Art en Vrac a dit…

Je ne peux que souligner et voire surligner ce que dit Sébastien puisque depuis la lecture de votre article et de vos commentaires, je me répète que votre signature n'a aucun sens.

A aucun moment vous n'avez essayé de ne serait-ce qu'envisager une théorie, une réflexion... Non, vous êtes tellement sûr de vous et de la science que vous en oubliez l'essentiel. Un sceptique a par Nature une seule certitude : il doute de tout :)

On est loin de ce que vous, vous évertué à démontrer, à savoir que tout ce que vous savez, avez appris est absolument vrai. Le doute est favorable à toute personne, les scientifiques comme les autres. Si par le passé, on n'avait pas douté, tout remis en cause, on n'aurait jamais fait naître la science elle-même mais aussi la philo, la psycho...

Au moins, grâce à vous Dan Brown aura eu le moment de gloire que vous lui refusiez au départ !

Bonne fin de journée !

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonjour L'Art en Vrac,

"Au moins, grâce à vous Dan Brown aura eu le moment de gloire que vous lui refusiez au départ!"

Grâce à moi? Je ne comprends pas ce que vous voulez dire par là...

Les gens comme Dan Brown n'ont malheureusement pas besoin de moi pour avoir accès à une certaine gloire: ils savent fort bien qu'en adoptant une attitude démagogique (c'est-à-dire en disant aux gens ce qu'ils ont envie de croire, et ce même si c'est faux d'un point de vue factuel), ils s'attireront de la notoriété.

En ce qui concerne le reste de votre commentaire, mis-à-part que vous n'avez pas compris en quoi consiste le véritable scepticisme (que vous confondez avec la crédulité), je n'ai pas grand chose à ajouter par rapport à ce que j'ai déjà écrit dans ce fil de discussion.

Sceptiquement vôtre,

L'Art en Vrac a dit…

Pourquoi la gloire grâce à vous ?
C'est très simple. Vous estimez que Dan Brown se sert de théories fumeuses à faire passer dans son livre et je ne peux pas dire que vous ayez tort. Seulement, je suis de celles qui pensent que le Da Vinci code peut apporter au moins une chose à la civilisation à savoir remettre toutes les histoires/mythes/allégations religieuses pour ce qu'elles sont, des théories humaines et non vérifiables. Si au moins une personne s'est dit "Tiens ! peut-être que le Vatican a tort et avec lui tous les hommes d'Eglise, peut-être qu'en fait, le Christ n'était qu'un prophète humain sans rien de divin." et bien, je me dis que le Da Vinci code a servi à quelque chose d'intelligent.
C'est pour cela, je dis que Brown utilise dans tous ses livres des domaines de la science ou de la religion plutôt tenus secrets et en propose une version corrosive. Avec Le symbole perdu, il tente de rendre la noétique plus populaire qu'elle ne l'est actuellement et votre article de scientifique qui se sent persécuté lui permet, à Dan Brown, de faire peut-être de nouveaux émules puisque vous nous permettez de parler de la noétique et du coup, de nous faire nous poser encore plus de questions à son sujet. Donc bingo ! L'auteur a fait mouche.

Concernant le scepticisme, vous ne faites que confirmer ce que je dis en dénigrant nos propos qui mettent pourtant en avant que vous n'êtes pas plus sceptique que moi. Vous faites partie de ces gens que l'on appelle des sceptiques de la science. C'est-à-dire que vous réfutez toute science ufologique, parapsychologique... en vous confortant avec l'idée que la science telle que vous la voyez est beaucoup plus rationnelle. Moi je vous parle du vrai scepticisme, celui de la philosophie, celui-là même qui a fait vibrer Descartes (même s'il s'en est détourné très vite en donnant à dieu une légitimité). Je vous parle du fondement des choses. Regardez donc un peu en arrière, la science ne fait qu'évoluer et heureusement et je vous disais donc que si on veut que cette évolution soit possible, il faut jouer avec le doute car si vous restez sur vos positions - et c'est ce que vous faites - vous passerez peut-être à côté du vrai. Pourquoi un martien ne pourrait-il pas nous apprendre quelque chose ? Pourquoi le réel ne pourrait-il pas avoir un rapport avec la conscience ? Pour le dernier point, nombre de philosophes ont réfléchi a la force de la pensée.

Enfin, il me semble important et ça n'est pas crédule, de dire que la science est en mouvement et que d'ici un demi siècle (long pour nous, court pour la science) des théories de ces dix dernières années vont émerger et prouver que des pierres peuvent tomber du ciel (je prends la première idée saugrenue qui me vient à l'esprit).

Essayez de retrouver le "merveilleux" de votre enfance, celui-là même qui peut-être vous a conduit à vous dire : "Il faut que j'explique tout ça..."

Bonne journée.

PS : Ah oui ! Pourquoi ne réfutez-vous pas les propos de Sébastien ? Peut-être parce qu'il a bien trop raison ?

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonjour l'Art en Vrac,

Je n'ai pas répondu à Sébastien parce que je n'ai pas le temps ni l'envie de répondre à tous les croyants dans l'une ou l'autre pseudo-science qui viennent commenter sur mon blog. J'y passerais mes journées, généralement en pure perte. Ici, c'est les vacances d'hiver, et j'ai un peu de temps libre. J'en ai donc profité pour répondre au dernier commentaire en liste, le vôtre, que vous veniez de poster. Cela tombait juste bien dans mon emploi du temps.

Vous écrivez:

Si au moins une personne s'est dit "Tiens ! peut-être que le Vatican a tort et avec lui tous les hommes d'Eglise, peut-être qu'en fait, le Christ n'était qu'un prophète humain sans rien de divin." et bien, je me dis que le Da Vinci code a servi à quelque chose d'intelligent.

Je suis moi-même un athée (militant), et je critique régulièrement sur ce blog et sur le balado Scepticisme scientifique les diverses religions. Le dernier épisode en date du balado (de la semaine dernière) est par exemple un épisode consacré à la contre-apologétique (L'Épisode #140: "Une foi pas si incroyable que ça").

Le problème que j'ai avec Dan Brown n'est évidemment pas qu'il critique l'église, mais qu'il la critique au nom d'idées farfelues. On n'oppose pas à l'apologétique chrétienne des idées abracadabrantes Nouvel Age. C'est opposer à des idées délirantes d'autres idées tout aussi délirantes. On n'y gagne pas au change.

Le théologie athée Robert M. Price a par exemple écrit un excellent bouquin ("The Da Vinci Fraud: Why the Truth Is Stranger Than Fiction") où il démystifie en détail toutes les théories abracadabrantes exposées par Dan Brown dans le Da Vinci Code. Price est un bien meilleur critique de l'apologétique chrétienne que ne l'est cet écrivain de pure fiction.

Sceptiquement vôtre,

Sebastien a dit…

Cher Jean-Michel,
J'aimerais que vous m'expliquiez grace a laquelle de mes phrases je peux etre classé dans, je vous cite, "tous les croyants dans l'une ou l'autre pseudo-science qui viennent commenter sur mon blog".

C'est un peu facile de botter en touche en utilisant une generalisation abusive. A aucun moment je n'ai defendu "l'une ou l'autre pseudo-science". Je ne fais que dire que l'honnetete intellectuelle, l'ouverture d'esprit, ou le scepticisme selon ma definition, impliquent que l'on soit curieux de tout et que l'on remette tout en question, y compris ce que l'on prend pour acquis. Ce qui ne veut nullement dire qu'on doit etre d'accord ou defendre n'importe quelle theorie farfelue.

Les romans de Dan Brown ont le merite de poser certaines questions, a chacun de voir si les reponses apportees sont interessantes ou pas. Et je le repete, j'estime que tout n'est pas a jeter, loin de la. Mais tout n'est pas a garder non plus, encore plus loin de la. J'aime assez l'idee sousjacente qui est d'arreter d'opposer la Science, qui cherche a expliquer le comment, a la religion, qui cherche a expliquer le pourquoi. Ce n'est certainement pas incompatible, et je reste persuade que les religions ne sont la que parce que l'homme a de tout temps chercher les reponses au pourquoi. Il faut juste ete capable de ne pas melanger "comment" et "pourquoi", et les extremistes de tout bord, qu'ils soient ayatollah, pape ou athee militant, ne veulent juste pas accepter ce que l'autre peut apporter. Et pour votre info, je suis ingenieur, donc fortement rationnel et attiré par les sciences, et agnostique, ce qui a mon sens est bien plus proche du scepticisme que l'atheiste convaincu et militant, qui est juste sur que sa vision cartesienne du monde est la seule possible. Heureusement que certains ont de l'imagination et des reves, c'est comme ca que nait le genie, meme si ca engendre aussi souvent des foutaises.

Naivement votre :-)

clement a dit…

Bonjour.
Tout d'abord, j'ai pris plaisir à lire tous ces commentaires.
Pour ma part, je n'ai aucun point de vue arrêté, et je ne souhaite qu'apporter mon point de vue concernant l'utilisation du cerveau. À mon humble avis, les 5 ou 10% annoncés plus haut parlent du potentiel du cerveau, non du pourcentage des zones utilisée par celui-ci, que ce soit à un instant donné ou cumulé sur 1h, 24h ou autres.
Ainsi, le potentiel maximum, donc les 100%, sont impossible à atteindre, puisque nous pouvons toujours en apprendre plus, et ainsi développer notre cerveau encore et toujours. Il faudrait des dizaines de vies pour maîtriser parfaitement toutes les disciplines, qu'elles soient scientifiques (physique) philosophiques (les Lumières), spirituelles (les religions ayant un nom ou pas) ou autres.
J'espère avoir apporté quelque chose de positif à ce fil de commentaires.
Bien à vous.
Clément

Manuelle a dit…

Bonjour, Ayant lu beaucoup de romans "scientifiques" traitants entres autres de sciences ou de médecine (virus...) j'ai une vision particulière des "romans de Dan Brown. Ce que je n'aime pas chez lui c'est sa préface : Les faits... surtout cette annotations : toutes les organisations et institutions citées dans ce roman existent réellement... Tous les rituels, éléments scientifiques, monuments et œuvres d'arts décrits dans cet ouvrage sont authentiques". Ayant aussi le gout des polars scientifiques ou de la sciences fictions , je me dois quand même de garder un peu de rationalité dans ce que je lis. Or en lisant et en relisant que ce soit le Da Vinci Code ou le symbole Perdu, je ne peux m’empêcher d'avoir un certains scepticisme envers l'auteur. En effet ayant suivi les enquêtes au sujet du Da Vinci code j'ai ressenti une déception concernant certaines "vérités" que ce monsieur avait distillé dans son livre sans pour autant vérifier l'exactitude des faits concernant l'abbé, le trésor, et autres institutions qu'ils citait comme anciennes et qui étaient ou contemporaine, ou carrément fictives. Pire, dans un autre roman sur marie-Madeleine une écrivaine affirme sur les mêmes faits le contraire sans pour autant que ce qu'elle évoque soit vérifiables, et pourtant elle parle de son expérience vécue ? je retrouve d'ailleurs dans le symbole perdu. Effectivement comme certains commentaires le soulignent, c'est un roman. Mais tout de même un roman ou on vous dit que les institutions existent réellement que les rituels cités sont réels... Est ce que cela n'induit pas le lecteur dans l'erreur car consciemment ou inconsciemment ce que nous lisons est interprété par notre cerveau et peut donc influer sur notre jugement. Mon esprit hypercritique depuis le Da vinci code m'a permit de relever quelques faits qui je le pense devraient interpeller les lecteurs.

Manuelle a dit…

Le peu que je connais de la Franc-maçonnerie, me permet de poser une question : croyez vous que cette institution sommes toutes très ancienne, ayant ses codes, ses lois et ses secrets, permettrait-elle à son plus haut gradé de transmettre à un non initié qui d'ailleurs ne veut pas rentrer dans cette institution ni être en "cheville avec elle" un secret qui "pourrait bouleverser le monde s'il était révélé" ? Croyez vous que la CIA s'occuperait d’ésotérisme ? Comment peux t'on un moment se divertir si notre esprit critique et ce que nous savons des institutions citées dans ce livre ne rentre pas en corrélation avec les rites observés dans ce livre ??? Peux t'on dans ce cas prendre ce livre comme un simple divertissement et arguer que ce monsieur ne connait absolument rien des institutions qu'ils citent dans ses romans et qu'à aucuns moments il ne peut être prouvé que ses détails concernant les rites et sociétés secrètes sont véridiques. Pour moi, l'intrigue perd de son intérêt puisque nous sommes mystifiés étant donné que l'auteur ne prouve à aucun moment qu'il a enquêtés sur les institutions ou les rites qu'il décrit malgré tout avec forces détails = embarrassant !!!! DB se joue de nos esprits même les plus agiles et les plus cultivés sans qu'on puisse se demander pourquoi il le fait et s'il croit vraiment en ce qu'il écrit ou si son but est de vendre peu importe en espérant que cela devienne un pur best-seller. En ce qui me concerne, j'ai ma propre conviction que DB ne publie que de la fiction, qu'il utilise certaines institutions ou nom d'institutions sans pour autant vérifier si les éléments qu'ils utilisent peuvent cadrer avec la description qu'il en fait. Cela est tout à fait vérifiable avec "Le prieuré de Sion" entre autre (da vinci code) ou soit disant Da Vinci aurait été un membre influant alors que ce Prieuré a été créé dans les années 1956 (status déposés cette année là, un peu tard pour les nautoniers cités) nautoniers étant par ailleurs un grade de la ... franc-maçonnerie saxonne.

Manuelle a dit…

Cet exemple que je cite et il y en a beaucoup d'autres dans le roman et les enquêtes qui l'ont suivi, permettent d'affirmer que les "enquêtes" de DB lui servant pour écrire ses romans, ne sont absolument pas plausibles, que les allégations qu'il fournit dans ses livres sont vérifiables puisque des enquêteurs se sont penchés dessus, et qu'on en arrivent à une liste d’institutions réelles mais encore une fois le reste des "informations" se révèlent être un tissus d’interconnexions qu'il est possible de vérifier et qui permet de mettre à jour le vrai du faux puisqu'aucunes connections ou faits cités n’existent dans la vérité absolue. Peut être une vérité relative alors ? Ah oui mais là que peut on dire d'une vérité relative ? Serait ce qu'effectivement dans le roman, non seulement les institutions existent bien aux dates et lieux cités, mais qu'elles sont vérifiables AU SEIN DU ROMAN, ce qui dans ce cas implique que dés sa préface nous entrons de plein pied dans la vérité du roman et sortons du cadre de la vérité effective qui permet de trouver une trace dans des registres officiels et non uniquement dans le dit roman. EN ce qui concerne la noétique, nous sommes bien hélas car pour moi je n'ai jamais entendu parler de cette "science" autrement que dans le livre dans une partie "fictive" car si la noétique est en fait de la parpsychologie, je veux bien le croire, pour moi cette dernière ne s'étudie pas dans un laboratoire comme il est cité dans le roman et si je me réfère àce ue j'ai lu n'est absolument pas comme dans l'exemple que je vais citer, prenable en photo. (Mme Solomon aurait pris en phot avec une certaine technique, les mains d'un guérisseur en action et aurait pu ainsi "capturer" visuellement les ondes sortant des mains du guérisseur -page 374- sommes nous réellement capables de réaliser une telle photo ? quelqu'un peut-il confirmer que cette expérience "noétique" correspond à de la parapsychologie ? Pour moi je suis ennuyé de déclarer que comme saint-thomas je ne crois que ce que je vois et il me semble que nous sommes bien loin de pouvoir réaliser cette prouesse. Sinon nous pourrions alors sans crainte affirmer que les ET existent et qu'ils n'y a plus aucune raison censé de ne pas y croire. Je pense d'ailleurs qu'il est plus facile de raisonner en esprit critique en affirmant que si nous sommes vivants et que nous pensons donc nous sommes, pourquoi il n'y aurait pas d'autres entités sur d'autres planètes voir dans d'autres systèmes. Il est surement plus facile de le vérifier. j'adore l'ésotérisme, mais pas la façon dont il en est traité dans les romans de DB j'ai même l'impression que le bougre profite de l'intérêt suscité par cette discipline pour vendre ses fictions. Car pour moi ce sont belles et bien des fictions tant par les allégations qu'il dispatche, que par la tournure du texte. par contre emmener le livre pendant ses voyages touristiques permet de trouver les bâtiments qu'il cite dans la ville peut être mieux qu'un guide. J'espère que mon texte ne sera pas trop lourd à digérer et que certains pourront comprendre que je ne suis d'accord avec la façon dont cette personne traite de l'ésotérisme et des institutions qu'il cite ainsi que des faits qu'il prétend véridiques et qui peuvent être facilement infirmés.

Cordialement

Romain a dit…

Bonjour à tous,

Je suis navré de vous le dire mais effectivement pour rejoindre un autre commentaire : "vous êtes assez borné".

Je m'explique, d'une part ne pas aimer Dan Brown est une chose chacun est libre de penser ce qu'il veut, d'autre part oui c'est un roman et ça vous n'arriverez jamais à vous le mettre dans la tête, pour le coup utilisez les 10% de votre cerveau à bon escient et dîtes vous bien que la première que l'on demande à un livre c'est du divertissement, du plaisir ! Lire Descartes, Kant et j'en passe, à longueur de journée n'est pas forcément vital sinon on devient comme vous !

Vous vous permettez à de nombreuses reprises des commentaires plus que limite... j'ai donc envie de vous dire pour qui vous prenez-vous ?

Vous avez lu Dan Brown dans quel but ? De plus, pour moi vous n'avez pas lu autre chose que des livres scientifiques dans votre vie... donc rien de divertissant au yeux de beaucoup de gens. Je vous dis cela car vous vous êtes complètement "planté" dès le début de votre commentaire, ce que vous citez "la préface" comme vous dîtes, l'objet de votre aversion contre Dan Brown fais partie intégrante de son récit et donc de son histoire !

A vous lire je suis étonné que vous ayez fais une erreur aussi grossière ! Mais je ne vous en veut pas, en tant que professionnel du livre je ne juge pas la compréhension des gens face à une oeuvre qui ne les touche pas. Vous êtes un scientifique les romans de fictions ne sont pas fais pour vous. Je vous trouve très intéressant d'un point de vue technique et scientifique mais pour les critiques littéraires et romanesques laissez cela à ceux que ça concerne sans toutefois laisser de côté vos avis tranchés, il en faut !

Bien cordialement

cecilebtk a dit…

Bonjour à tous!
Cette discussion est très intéressante! En effet, étudiante en communication, je suis des cours de pragmatique et je viens d'étudier justement ce qu'était une fiction. Tout vos commentaires tournent finalement autour de ce sujet...
Je me permet alors de m'exercer à l'application de mon cours de pragmatique avec ce sujet...

Tout d'abord, Dan Brown connait son succès de part cette ambiguité entre le réel et le roman. Mais ce n'est pas que cela. Mon point de vue me laisse aussi penser que les sujets traités par l'auteur sont très destabilisant car ils traitent de la base de notre cultre à savoir la religion, les institutions, les valeurs, l'histoire, les sciences ...En bref tout ce qui fait notre culture au sens large du terme!
Revenons à la fiction. La premiere caratéristique de la fiction est qu'elle doit indiquer des marqueurs fictionnels. C'est à dire des indicateurs que l'oeuvre est explcitement une fiction. Il est vrai que Dan Brown tente de justifier la véracité de ses écrits au début du livre mais je pense que c'est simplement un moyen de nous permettre d'entre encore plus dans l'oeuvre et de jouer encore plus sur l'ambiguité...Néanmoins, la couverture du livre explicite bien "ROMAN". De même, comme certains l'ont dit dans la discussion, si l'on connait ses autres romans, on sait qu'il utilise la même trame à chaque fois (spacio temporalité limitée, Langdon toujours le même personnage, une femme qui le suit ...). C'est suffisant pour ne plus rien repprocher à Dan Brown, son oeuvre est définitivement une fiction.
Une autre propriété de la fiction, c'est que pour être lue/vue/visitée, le récepteur doit s'immerger dans l'oeuvre. C'est l'immersion fictionnelle. Le récepteur doit alors oublier toutes les bases de réel qu'il possède pour plonger dans l'imaginaire. Il doit accepter que ce qu'il va lire/voir est impossible dans son monde . De cette manière il valide l'oeuvre en tant que fiction. L'immersion fictionnelle connait d'ailleurs un grand succès, c'est ce qui nous permet de nous échapper de la vie réelle et c'est ce qui fait le succès de tous les genres de fiction car il sont toujours très divertissants!
Enfin, le troisième point, c'est que la fiction vient obligatoirement de la réalité. Le réel et l'imaginaire coexiste. La fiction vient de l'imaginaire d'une personne qui vit dans le réel. La fiction contient donc forcement des codes qui sont issus du réel, sinon cela nous semblerait totalement incompréhensible. De toutes façons c'est impossible à moins que la fiction ne vienne de l'imaginaire d'un extraterrestre!

Merci de m'avoir permis de m'exprimer sur ce blog mais aussi de m'avoir permis d'appliquer mes cours (et oui les partiels arrivent!)! Ce sujet est très intéressant car il touche énormément de sujets différents...Bonne soirée

jean-luc2013 a dit…

Ce que je retiens d'un roman de Dan Brown, en plus du plaisir de la lecture, c'est le bénéfice du doute.
Car la réalité dépasse bien sur la fiction et le doute, pour découvrir la vérité, c'est (sans doute !) plus efficace que la foi. Au delà des mots et du récit : je prends ma perception comme guide et je me laisse transporter par l'Intention.

Malina a dit…

Bonjour à vous ! :)
Je ne pense pas qu'on puisse critiquer à M. Dan Brown d'avoir écrit au début de son roman que tout est vrai car il n'est pas et n'a pas été le seul à le faire : M. Balzac l'a fait dans le Père Goriot et, pourtant, tout le monde sait que Goriot n'a jamais existé.
M. Brown utilise juste un procédé que bon nombre de personnalités ont utilisé avant lui et à son époque : s'appuyer sur des faits réels pour créer une histoire. Voyons ! Énormément de livres de tous les styles fictifs ont utilisés la réalité ou des légendes populaires pour créer un écrit.
En voudrait-on à Victor Hugo de s'être inspiré des faits divers de son époque pour écrire Germinal ?
Si les personnes qui lisent les livres de Dan Brown hurlent à tue-tête connaître les fondements des Illuminati et autres sociétés secrètes, c'est qu'ils n'apprécient pas totalement l'histoire et qu'ils ont besoin d'un moteur pour être sur le devant de la scène. Personnellement, quand j'apprécie un livre qui se base sur des faits réels, ma curiosité me fait fouiner sur internet pour prouver quelles infos sont vrais : L'Architecte Bellamy n'a jamais existé et c'est un bon moyen de se rappeler que ce livre est une fiction mêlant faits réels et fictifs, tout comme la Bible.
Peut-être que pour lire Brown, il faut être aussi sceptique de Langdon mais apprécier également un ouvrage qui vous transporte dans une autre dimension, vous ne pensez pas ?

Sincères salutations,

Alexandra

Malina a dit…

Pardonnez ma faute à propos de Germinal, c'est Emile Zola qui l'a écrit. J'ai toujours eu du mal à placer ces deux auteurs dans leurs véritables contextes. J'espère que je n'en aurais pas perdu ma crédibilité...

Cordialement :)

Alexandra

jean-luc2013 a dit…

Bonjour Malina,

Cette idée me fait penser à l'avant-propos d'un autre roman, je cite Boris VIAN dans L'écume des jours :

"et les quelques pages de démonstration qui suivent tirent toute leur force du fait que l'histoire est entièrement vraie, puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre.

Jean-Claude Descombes a dit…

Bonjour,

à moins d'être complétement idiot ce qui me donne l'impression en vous lisant, il y a une grande différence entre réel et exact. Dan Brown n'affirme aucunement que ce qu'il véhicule dans ses romans est exact, il affirme tout simplement que ça existe. Par ailleurs je vois difficilement comment peut on critiquer un auteur alors qu'on affirme dès le départ que l'on n'a pas lu ses ouvrages. Finalement je ne vois nul part dans son CV qu'il est historien ni dans ses romans qu'il s'agit des traités d'histoire ou de théologie.

Yves Nunez a dit…

Bonjour,

Je viens de finir le livre et je pense que vos conclusions comme tous critiques vont au delà du rôle que vous avez en tant que critiques. Biens sur pour vous qui êtes au fait de ce genre de science vous avez l'impression qu'il y a tentative de manipulation mais rassurez vous cela reste de la littérature de fiction. Je suis persuadé que la "Populace" ne se ralliera pas à tous ces arguments.
Je pense que pour votre rôle de critique le fait de dire que le livre vous ait tombé des mains après quelques pages aurait suffit. Je suis bien d'accord avec vous sur le style de l'auteur et je confirme qu'il nous tient la main comme des gosses de 6ème. Mais moi j'aime ses romans et me jetterais sur le prochain avec gourmandise. Sans changer mon approche des religions et autres groupes voire groupuscules plus ou moins ésotériques, je suis un athée remerciant tous les jours ses parents de ce fait.

Merci


Cordialement

Yves

vadim a dit…

Bonjour.
Tout d'abord, votre article est intéressant, quoique quelque peu rabaissant, si j'ose dire. En effet, vous débutez par une critique du style de Dan Brown, l'auteur, ce dont on pourrait aisément se passer étant donné que son style n'a rien à voir avec, à ce que j'ai pu comprendre, l'objectif de votre site. De plus, ce que vous affirmez est que son public est fait d'idiots, dépourvus du moindre discernement. Admettons, mais n'oubliez pas qu'un roman est fait pour s'évader, et non revivre notre quotidien à travers un regard neuf. La raison pour laquelle il est redondant est sans doute en partie parce qu'il s'adresse à un public large (Ne perdons pas de vue que Da Vinci Code fut un best seller).
Mais là où je veux en venir, c'est que vous vous permettez de contredire sa phrase d'introduction où il est stipulé que tout est vrai. A quel moment a-t-il menti? Avez-vous vu quelque part dans ce livre un fait erroné? Je ne pense pas, tout ce que vous avez vu, c'est une simplification des préceptes énoncés, ce qui vous a sûrement choqué, étant donné vos connaissances. Mais encore une fois, ces données et préceptes sont romancés. Si vous voulez du concret, lisez un bon Bergson ou un Kant.
Le gros problème de votre critique en réalité, est que vous jugez ce roman comme si vous jugiez une œuvre se revendiquant informative.

Bien évidemment, ceci n'est que mon point de vue, dont l'objectivité se voit annulée quelque peu de par l'intérêt que je porte aux livres de cet auteur, et je n'exclue donc pas l'éventualité d'avoir mal compris votre critique.
Ceci n'est que l'humble avis d'un adolescent, après tout.

Cordialement,

Vadim