samedi 3 janvier 2009

Pile je gagne, face tu perds - La rhétorique de la parapsychologie

Il y a de nombreux problèmes épistémologiques liés à la parapsychologie, mais celui qui, personnellement, me convainc le plus que nous sommes face à une science pathologique est la rhétorique du "Pile je gagne, face tu perds". Je m'explique.

En science, on utilise pour évaluer l'existence d'un phénomène une balance virtuelle. D'un côté, on met les résultats expérimentaux qui vont dans le sens de l'existence de celui-ci, de l'autre ceux qui vont dans le sens contraire. Pour le dire autrement, à chaque fois que quelqu'un publie dans la littérature des résultats qui supportent l'H1, on met cela d'un côté de la balance, et chaque fois que quelqu'un publie des résultats qui supportent l'H0, on met cela de l'autre côté. Il faut de plus prendre en compte l'existence d'un possible biais de publication. Ensuite, il ne reste qu'à évaluer de quel côté la balance penche.

Or, les tenants de la parapsychologie ne fonctionnent pas comme ça.

En effet, ils vont effectivement mettre les résultats qui supportent l'H1 (ici l'hypothèse que le Ψ existe) d'un côté de la balance, mais ils vont rationaliser tous les résultats qui supportent l'H0 (l'hypothèse que le Ψ n'existe pas) afin de ne pas avoir à les mettre de l'autre côté. En procédant de la sorte, forcément, leur balance penche clairement (mais fallacieusement) en faveur de l'existence de ce phénomène.

Et le pire, c'est que les psiphiles défendent cette attitude comme étant l'attitude scientifique adéquate. Par exemple, lors d'une interview sur le podcast psiphile Skeptiko, Julie Beischel a dit (je cite le transcript de cette émission):
Ideally laboratory-based mediumship research has to include two things: 1) an environment that optimizes the process for everyone involved, the medium, the hypothesized discarnate, the sitter in order to increase the probability of capturing the phenomenon if it exists, and 2) methods that maximize the blinding to control for any conventional explanations for the information. So together those two factors optimize the possibility of achieving positive results while also controlling for experimental artifacts.

(...) We use this metaphor: You can’t study football on a basketball court using baseball players and the rules for hockey because if you get negative results you can’t say, “I’ve disproven the phenomenon of football” in that case because you’re on a basketball court using baseball players and the rules for hockey. That’s not a proper experiment.

(...) In order to study football appropriately only trained skilled participants and the regulation equipment, environment and regulations can be used. The same thing is true for mediumship. So, negative results from a study using methods that didn’t optimize the environment and positive maximized blinding are equally ineffective at establishing new knowledge.
Traduction:
Idéalement les recherches en laboratoire sur les médiums doivent inclure deux choses: 1) un environnement qui optimise le processus pour toutes les personnes impliquées, le médium, l'hypothétique désincarné (ndt: l'esprit de la personne décédée),et le sujet afin d'augmenter la probabilité de capturer le phénomène s'il existe, et 2) des méthodes qui maximise le contrôle des explications conventionnelles pour l'information. De cette façon ces deux facteurs optimisent la possibilité d'obtenir des résultats positifs, en même temps que vous contrôlez pour des artéfacts expérimentaux.

(...) Nous utilisons cette métaphore: vous ne pouvez pas étudier le football sur un terrain de basket en utilisant des joueurs de baseball et les règles du hockey parce que si vous obtenez des résultats négatifs, vous ne pouvez pas dire, "J'ai prouvé que le phénomène du football n'existe pas" dans ce cas parce que vous êtes sur un terrain de basket utilisant des joueurs de baseball et les règles du hockey. Ce n'est pas une expérience adéquate.

(...) Afin d'étudier le football de manière appropriée uniquement des participants entraînés et doués, ainsi que l'équipement, l'environnement et les règles standards doivent être utilisés. La même chose est vraie pour les médiums. Du coup, des résultats négatifs d'une étude qui n'optimise pas l'environnement et les contrôles sont inefficace pour établir de nouvelles connaissances.
En surface, cela paraît raisonnable n'est-ce pas?

Mais réfléchissons un peu à ce qu'elle nous dit. En substance, Julie Beischel nous explique qu'il faut maximiser l'environnement pour obtenir des résultats positifs. En clair, l'objectif, pour elle, n'est pas de tester l'hypothèse de l'existence du Ψ (et plus précisément ici de tester l'hypothèse que les médiums peuvent contacter l'esprit des personnes défuntes), mais de faire tout son possible afin d'obtenir des résultats positifs. Or, ce que l'histoire des sciences nous apprend, c'est que les gens dont l'objectif est d'obtenir des résultats (et non pas de tester une hypothèse) ont tendance à l'obtenir - que le phénomène en question existe ou non - en raison de l'effet expérimentateur.

Mais ce qui me dérange vraiment dans cette façon de voir les choses, c'est qu'en clair Julie Beischel nous dit que d'un côté les résultats positifs renforceront l'hypothèse que les médiums peuvent contacter l'esprit des personnes défuntes, mais que de l'autre tous les résultats négatifs seront attribués à l'environnement! Des résultats négatifs ne renforceront donc pas l'H0: ils seront systématiquement rationalisés comme étant dû au fait que le chercheur n'a pas suffisamment "maximisé" l'environnement pour générer des résultats positifs!

Et ça, c'est vraiment - mais vraiment - problématique!

L'approche de Julie Beischel est adéquate lorsque l'existence d'un phénomène est prouvée. Tout le problème de sa métaphore est là: personne ne doute de l'existence du football! Comme l'existence du football fait l'objet d'un consensus, il est possible de développer un programme de recherche qui pose son existence et qui a pour visée d'étudier les processus que le football implique. A l'inverse, l'existence du Ψ n'est pas prouvée. Dans ce contexte, l'approche de Julie Beischel est fallacieuse.

A cause de cette rhétorique des parapsychologues, il n'est malheureusement pas du tout stratégique pour un sceptique (comme Chris French, Richard Wiseman, Susan Blackmore ou d'autres) de faire des recherches sur le Ψ. En effet, les résultats négatifs qu'un sceptique obtiendra seront de toute manière écartés par les psiphiles comme étant dû à l'environnement, tandis que les résultats positifs qu'il obtiendra - et il est forcément destiné à en obtenir tôt ou tard par hasard - seront largement diffusés comme étant "un sceptique prouve l'existence du Ψ!".

"Pile je gagne, face tu perds!"

Et évidemment, les sceptiques se rendent bien compte de ce problème majeur, mais les psiphiles ont encore l'avantage ici, puisqu'ils peuvent se contenter d'asséner au grand public: "Oh mais vous voyez, les sceptiques ne font pas de recherches sur le Ψ, et cela prouve qu'ils sont dogmatiques". Non, désolé, cela prouve juste que c'est le paradigme parapsychologique qui est intrinsèquement problématique, et qu'un scientifique sceptique ne désire pas s'y engager pour cette raison-là.

Je vais donner un exemple pour illustrer cette problématique, qui provient du site de l'Institut Métapsychique International (IMI). On peut y lire une étude réalisée par Djohar Si Ahmed et Mario Varvoglis, intitulée: "Hypnose et télépathie : Compte-rendu d’une expérience de l’IMI". Je ne vais pas détailler ici le contenu de cette expérience. Je vais simplement évoquer sa discussion des résultats.

En effet, cette expérience a obtenu des résultats négatifs, et donc supporte l'hypothèse que le Ψ n'existe pas. Mais qu'est-ce qu'on peut lire dans la discussion (la discussion complète est assez longue, je vais donc en citer des extraits):
Dans cette expérimentation, l’analyse statistique montre qu’il n’y a eu aucune relation significative entre les verbalisations des sujets et le texte cible. L’hypnose ne susciterait-elle pas d’effet psi ? La littérature expérimentale, citée plus haut, révèle pourtant de nombreux résultats significatifs dans des expérimentations comparables ; il serait donc intéressant de mettre à jour quelques éléments d’analyse qui pourraient expliquer le peu de résultats obtenus ici.
Les auteurs, qui sont convaincus de l'existence du Ψ, expriment ici leur surprise d'avoir obtenu des résultats négatifs. Mais est-ce que cela va entamer ne serait-ce d'un iota leur croyance dans l'existence de ce phénomène? Voyons la suite:
Dans cette expérimentation préliminaire, nous avons choisi des participants plus au moins « au hasard », c’est-à-dire non particulièrement « doués » au niveau psi, et peu ou pas familiers de l’expérience hypnotique.
Première rationalisation de l'échec: ce n'est pas que le Ψ n'existe pas, c'est que les sujets n'étaient pas assez doués.
Dans une grande majorité d’expérimentations réussies en télépathie, qu’elles soient associées à l’hypnose, au Ganzfeld ou aux rêves, les participants jouant le rôle d’émetteur et de récepteur ont généralement des liens amicaux ou familiaux.
Deuxième rationalisation: ce n'est pas que le Ψ n'existe pas, c'est parce que les sujets n'étaient pas des personnes proches (amis ou parents).
La grande majorité d’expériences psi sont fondées sur des cibles visuelles : dessins, images et photos, clips vidéo, etc. Dans l’expérimentation présente, nous avons choisi d’innover, en introduisant des cibles constituées par des textes courts, lus et « envoyés » mentalement par l’ agent.
Troisième rationalisation: ce n'est pas que le Ψ n'existe pas, c'est que les cibles n'étaient pas adaptées.
La phase de jugement, permettant d’analyser les résultats de manière quantitative, était assurée par des juges extérieurs, et non par les percipients eux-mêmes.
Quatrième rationalisation: ce n'est pas que le Ψ n'existe pas, c'est la manière d'analyser les résultats qui était inadaptée pour générer les résultats que nous cherchions à générer.

Au final, dans leur discussion, à aucune moment - mais absolument aucun - Djohar Si Ahmed et Mario Varvoglis n'envisagent que l'explication de leur échec de réplication provient du fait que - peut-être - le Ψ n'existe pas.

"Pile je gagne, face tu perds!"

Bien évidemment, cela n'a rien de spécifique à cette expérience de l'IMI: lisez la littérature parapsychologique, et vous rencontrerez cette façon d'argumenter encore, et encore, et encore...

La prochaine fois que vous débattrez avec un psiphile, demandez-lui de vous présenter une seule expérience qui, si elle était répliquée et obtenait des résultats négatifs, le convaincrait que le Ψ n'existe pas: s'il est honnête, il sera obligé de vous répondre que rien ne pourra entamer sa conviction que ce phénomène existe. En effet, le résultat négatif sera toujours rationalisé par les tenants de la parapsychologie.

16 commentaires:

Anonyme a dit…

Je ne vois pas le problème avec la démarche de Beischel : faire son possible pour regrouper les conditions favorables à l'apparition du phénomène, tout en maintenant les conditions de contrôle nécessaires, c'est l'attitude scientifique par excellence. On ne peut pas lui reprocher de s'intéresser à des variables complexes, ou de rapprocher le plus possible son protocole des conditions dans lesquelles le phénomène est censé se produire selon les revendications des médiums. Le fait qu'il y ait des facteurs environnementaux complexes qui rentrent en jeu, c'est tout à fait normal, ça existe dans toutes les sciences du comportement (psychologie, sociologie, ethologie...).

Moi je poserais le problème dans l'autre sens : citez moi les expériences faites par des sceptiques (même si vous justifiez à nouveau qu'ils ne doivent pas faire d'expériences, blabla). Je parle d'expérimentateurs qui poussent la neutralité jusqu'à regrouper toutes les conditions soi-disant favorables à l'éclosion du phénomène. Trop souvent ils se contentent de protocoles bidons, biaisés, sans revue de littérature. Vous pouvez facilement me montrer que je me trompe : citez-moi par exemple des expériences de sceptiques reproduisant le protocole auto-ganzfeld selon la charte Hyman-Honorton et n'obtenant aucun résultat.

En effet, le reproche de Beischel est qu'il est légitime de critiquer les expériences qui marchent comme celles qui ne marchent pas. Pour celles qui marchent, on ne manque jamais d'un sceptique pour rationaliser les conditions de contrôle, et conclure à l'extrême à une fraude indémontrable, etc. Dans les expériences qui ne marchent pas, il est légitime d'examiner si les conditions avaient été réunies pour permettre que l'effet se produise. Si les expérimentateurs avaient sciemment négliger certains facteurs environnementaux et méthodologiques, et donc ne reproduisaient pas l'expérience qu'ils prétendaient vérifier, alors la portée du résultat négatif doit être évaluée à la baisse.

Plus grave encore : vous semblez admettre un effet expérimentateur. Mais cela n'est pas valable que dans le sens de la parapsychologie, mais dans toute la science, et en particulier dans les expériences réalisées par des "boucs", incroyants au psi. Citez-moi une étude faite par un sceptique, reproduisant un protocole de parapsychologie, sans que l'échec ne puisse être attribué à l'effet expérimentateur ! On peut voir par exemple dans la série d'expériences avec Wiseman & Schlitz, chacun reproduisant un protocole de dare-viewing, avec des phases de contact entre chercheurs et participants, que les participants de Schlitz obtenaient des résultats positifs alors que ceux de Wiseman non. De quel type d'inhibition s'agit-il ici ? Les chercheurs des deux camps s'interrogent au-delà d'un vulgaire argument gagnant-gagnant (cf. Smith, 2003 ; Schlitz, M., Wiseman, R., Radin, D., & Watt, C., 2005).

Bon, pour pas changer, vous poussez le ridicule jusqu'à reprendre une critique de l'Institut Métapsychique que vous aviez fait voici un an, sur un forum, sans mentionner le fait que vous avez déjà reçu une réponse. Vous avez refait la même chose, à savoir découper une citation en justifiant de découpage parce que le reste ne serait pas intéressant. Vos lecteurs n'ont qu'à lire l'article pour combler vos trous informatifs. Et ils n'ont qu'à lire la réponse qui vous avait été faite pour s'étonner de votre stagnation argumentative.
http://ufo-logic.xooit.com/t1034-L-Institut-Metapsychique-International.htm
Extrait : "Effectivement, ils auraient pu évoquer l'hypothèse nulle pour leur étude.
Néanmoins, l'hypothèse nulle n'est pas une des hypothèses testées, puisqu'il s'agit (1.b hypothèse de base) d'une recherche orientée vers la compréhension du phénomène (est-il facilité par l'hypnose) et non vers sa preuve.
L'hypothèse nulle n'aurait pas permis d'expliquer les effets recueillis dans les études antérieures. Puisqu'il s'agissait d'une tentative de réplication conceptuelle, les auteurs ont donc préféré discuter des différences méthodologiques qui pourraient être à l'origine de l'échec de leur réplication. Leur mention de l'hypnose comme facteur d'échec est bizarre, car ils n'en font pas du tout l'analyse ensuite, et, contrairement à ce que vous dîtes, ne lui font pas porter le chapeau. Il faut le mentionner plutôt que de tronquer leur analyse, et conduire à une mauvaise interprétation."

Dans le genre gagnant-gagnant, j'en connais un autre : les sceptiques ne doivent pas faire d'expériences, comme cela ils peuvent maintenir ad nauseam que les expériences psi ne sont pas reproductibles, en particulier par des sceptiques.

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonjour,

Je ne vois pas le problème avec la démarche de Beischel : faire son possible pour regrouper les conditions favorables à l'apparition du phénomène, tout en maintenant les conditions de contrôle nécessaires, c'est l'attitude scientifique par excellence.

Non, l'attitude scientifique par excellence consiste à tester (dans l'optique d'essayer de réfuter) H1. Pas de tout faire pour essayer d'obtenir un résultat significatif.

Le problème provient particulièrement du fait que nous n'avons aucune idée de comment fonctionne réellement le Psi, si une telle chose existe. Cela ouvre la porte à toutes les rationalisations post hoc lorsqu'un résultat négatif a été généré par une expérience.

Puisqu'on n'a pas de théorie (et j'utilise le mot théorie dans le sens scientifique, et non pas dans celui d'hypothèse spéculative - ça, effectivement, on en trouve beaucoup dans la littérature parapsychologique) sur comment fonctionne le Psi, il est beaucoup trop facile après une expérience pour un psiphile de dire "le Psi ne s'est pas produit peut-être pour s'être raison là, ou encore peut-être pour s'être raison là, ou peut-être celle-là?..." sans jamais avoir à véritablement considérer que la véritable raison est que - peut-être - le Psi n'existe pas.

C'est très exactement pour cela que les parapsychologues ne donnent pas sa chance à l'H0 ( d'où le titre de l'article d'Alcock: Give the Null Hypothesis a Chance - Reasons to Remain Doubtful about the Existence of Psi): ils protègent de manière had hoc l'H0 - l'hypothèse que le Psi n'existe pas - de toute possibilité de réfutation.

Enfin, je ne fais que répéter ce que j'ai écris dans mon blog. Juste réfléchis à ce sujet...

Sceptiquement vôtre,

Anonyme a dit…

Vous dites qu'il faut essayer de tester H1 en vue de la réfuter : mais je dis la même chose ! Sauf qu'on ne peut pas réfuter H1 si on ne tente pas de réunir toutes les conditions supposées favorables. Or, cela fait longtemps que des parapsychologues ont mis à disposition des protocoles claires dont les directives peuvent être suivies par tous (exemple : la charte Hyman-Honorton pour l'auto-ganzfeld). Même si on a aucune théorie complète du psi, il y a plusieurs travaux mettant en évidence les paramètres favorables. Quand plusieurs parapsychologues publient que leur protocole leur a permis d'obtenir des résultats positifs, il suffit de le reproduire. Prenez le ping-pong ball test de Suitbert Ertel, reproduit chaque année avec des résultats significatifs (sauf une fois) : il est très simple à mettre en place ! Cela donnera plus de poids "réel" à la réfutation de H1.

Et je vous redemande donc, puisque vous ne m'avez pas répondu, de me citer une publication de sceptiques ayant reproduit des protocoles de parapsychologie sans en modifier la méthodologie et les conditions, et ayant obtenu des résultats nuls. Sinon je pense que ça confirme ma version de l'argument gagnant-gagnant.

NEMROD34 a dit…

"de me citer une publication de sceptiques ayant reproduit des protocoles de parapsychologie sans en modifier la méthodologie et les conditions "

C'est justement un des problèmes: cette méthodologie et ces conditions sont elles bonnes ?

Bonnes dans le sens où elles ne sont pas destinées à obtenir un résultat.

C'est tout le problème du psi, il y a toujours une bonne raison pour dire:"ça existe, mais voyez c'est parce que c'est tellement complexe que le fait que quelqu'un de sceptique soit au courant de l'expérimentation, et se trouvant à des kilomètres va quand même influencer les résultats en empêchant qu'ils se produisent."

Je grossis le trait, mais c'est ça.

Le psi est présenté comme si complexe et si dépendant de tant de choses complexes, qu'au final on doit toujours admettre son existence, même en l'absence de résultat.

La vraie question qui est posée c'est : à quel moment un psiphile peut-il se demander si par hasard le psi n'existe pas, plutôt que de chercher des raisons indémontrables de l'absence de résultat ?

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonsoir,

Anonyme a écrit:

"de me citer une publication de sceptiques ayant reproduit des protocoles de parapsychologie sans en modifier la méthodologie et les conditions "

Citons pour la route la recherche de Richard Wiseman et Marilyn Schlitz sur l'effet expérimentateur. Richard Wiseman est sceptique et Marilyn Schlitz est une parapsychologue:

"Experimenter effects and the remote detection of staring"

Dans cette expérience, par principe, Richard Wiseman a utilisé exactement le même protocole expérimental que Marilyn Schlitz.

Bon, qu'est-ce que je gagne maintenant que j'ai répondu à la question? Honnêtement, ça m'étonne que vous ne connaissiez pas cette étude. Peut-être que vous devriez lire plus attentivement la littérature?

Plus sérieusement, mon billet explique justement pourquoi les sceptiques ont des réticences justifiées à jouer le jeu des parapsychologues. Honnêtement, je ne conseille à personne de le faire. Le mieux est d'ignorer la parapsychologie, et quand on observe le comportement de la communauté scientifique, c'est très exactement ce qu'elle fait!

L'approche septique consiste à tester les médiums pour voir s'ils peuvent faire ce qu'ils prétendent pouvoir faire: voir les travaux de James Randi, Chris French, Richard Wiseman et d'autres. Tant que l'existence d'un phénomène n'est pas scientifiquement établie, des études visant à étudier les processus à l'oeuvre au sein de ce phénomène sont inadaptées (c'est comme faire de la recherche sur la biologie du monstre du Loch Ness, sans se préoccuper de savoir si le monstre du Loch Ness existe ou non, si vous voyez ce que je veux dire). Et si en plus ces expériences ne génèrent que des faibles tailles d'effet - et en plus inconsistantes lors des réplications - elles n'arriveront à convaincre que ceux qui sont convaincu a priori que le Psi existe.

Sceptiquement vôtre,

Anonyme a dit…

Non seulement j'ai parlé des expériences de Schlitz & Wiseman, mais j'ai déjà dit qu'elles ne pouvaient suffire à soutenir votre argumentation. Dans cette série d'expériences, la parapsychologue obtient des résultats (sauf lors de la dernière réplication) tandis que les participants dont se chargeait le sceptique ne font que des résultats globalement nuls. L'influence d'un effet expérimentateur (que vous reconnaissez par ailleurs) était bien mis en évidence et discuté pour cela, dans l'autre publication que je citais.

C'est vraiment tout ce que vous avez en stock ? Vous parlez d'autres tests de médiums, en approche élitiste, mais est-ce que vous considérez ça comme des réplications à l'identique de protocoles utilisés en parapsychologie ? Avec un siècle de retard, peut-être...

Comme vous ne lisez pas bien mes messages, et comme vous avouez que votre but est de perpétuer l'ignorance de la parapsychologie scientifique par des appels au rejet a priori, au discrédit, à la désinformation (et que ça semble marcher avec certains de vos relais), je pense qu'il serait préférable à l'avenir que vous le disiez plus clairement, sans prêter aux autres ce qui vous appartient.

On peut aussi imaginer que les sceptiques ont des réticences à expérimenter pour des raisons de dissonance cognitive. L'obtention de résultats casseraient leur argumentation, leur carrière, et, s'ils restent honnêtes, le reste de la communauté sceptique les ferait passer pour des "crédules parapsychologues" (exemple avec Daryl Bem, psychologue et magicien sceptique, ayant obtenu des résultats avec l'autoganzfeld suivant la charte Hyman & Honorton). J'ai toujours du mal à comprendre comment on peut prétendre militer pour la science et décourager l'expérimentation !

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonjour,

Non seulement j'ai parlé des expériences de Schlitz & Wiseman, mais j'ai déjà dit qu'elles ne pouvaient suffire à soutenir votre argumentation. Dans cette série d'expériences, la parapsychologue obtient des résultats (sauf lors de la dernière réplication) tandis que les participants dont se chargeait le sceptique ne font que des résultats globalement nuls.

Je ne vois pas en quoi cela infirme tout ce que j'ai dit... Au contraire, ça le confirme!

Lorsque quelqu'un - un parapsychologue par exemple - cherche à obtenir des résultats positifs: hop, comme par magie (humour), il en obtient! C'est bien pour cela que je suis contre l'attitude de Julie Beischel: son désir d'obtenir des résultats positifs fera qu'elle organisera son expérience afin d'en obtenir. Et c'est ce qu'on observe dans son travail...

Ce type de biais a été largement démontré dans l'histoire de la science (les canaux sur Mars de Giovanni Virgino Schiaparelli, les rayons N, etc.).

L'effet expérimentateur, c'est ce qui fait que quand un phénomène n'existe pas réellement, l'expérimentateur arrive quand même à obtenir des résultats positifs (via son attitude, des artéfacts méthodologiques, des biais dans sa façon d'analyser statistiquement les résultats, etc.).

C'est ce qu'on observe aussi dans le domaine des médecines alternatives - voir la littérature sur l'acupuncture par exemple. Et là aussi, lorsqu'un sceptique obtient des résultats négatifs, ce n'est pas parce que le Chi n'existe pas, c'est bien évidemment parce qu'il n'a pas "maximisé" l'environnement.

En résumé, vous argumentez exactement de la manière que je reproche aux psiphiles d'argumenter dans mon billet. Merci d'illustrer mon propos! Ici, vous écartez les résultats de Wiseman en arguant qu'il n'a pas "maximisé" l'environnement: le fait d'être un sceptique est bien évidemment - selon les parapsychologues - la pire façon de ne pas maximiser l'environnement! Soyons un peu sérieux...

En science, pour rappel (c'est ce qu'on apprend dans un cours d'introduction de méthodologie de l'expérimentation), un résultat doit être répétable par tous (sceptiques et tenants) pour prouver l'existence d'un phénomène. Je sais que les parapsychologues rêvent de changer la méthode scientifique afin de contourner cette épine dans leur pied. Ce n'est pas la seule science pathologique qui cherche à redéfinir la science - et sa méthode - afin d'atteindre son objectif idéologique: les tenants du Dessein Intelligent ont adopté la même stratégie.

En organisant le débat de cette façon (pile je gagne face tu perds), vous êtes certain d'arriver à la conclusion avec laquelle vous avez démarré a priori: que le Psi existe. Ne tenez surtout pas compte des échecs de réplications: cela pourrait entamer vos certitudes...

CQFD.

Sceptiquement vôtre,

Anonyme a dit…

Si un parapsychologue motivé obtient des résultats, et qu'un sceptique motivé à ne pas en obtenir n'en obtient pas, il est ridicule d'expliquer seulement les résultats positifs par un "effet expérimentateur". Cela fonctionne en fait dans les deux sens, ce que Wiseman reconnaît (publi déjà citée).

Dans l'expérience de Schlitz et Wiseman, vous avancez que Schlitz a organisé son expérience de façon à obtenir des résultats positifs. Mais vous ne connaissez visiblement pas cette publication que vous citez ! Car Schlitz et Wiseman faisaient exactement le même protocole ! Si Schlitz a pu avoir une influence différente de celle de Wiseman, ce n'est pas au niveau de l'organisation de l'expérience qu'elle se trouve (ni dans vos suggestions non démontrées d'artefact méthodologique, de mauvaises analyses des résultats, etc.). Les chercheurs penchent plutôt pour dire que la différence est dans l'interaction expérimentateur-participant. Si c'est effectivement le cas (comme cela a pu être démontré dans les autres sciences du comportement), alors c'est un argument à prendre en compte pour expliquer les éventuels échecs de réplication.

En attendant, vous nous montrez que ces "échecs de réplication par des sceptiques" sont si peu nombreux que vous n'êtes pas capable de nous soumettre une seule publication que vous maîtriseriez. Où sont ces nombreuses expériences où des sceptiques reproduisent à l'identique les protocoles des parapsychologues sans obtenir aucun résultat ?

Vous répétez encore que l'expérimentation scientifique doit être répétable par tous, mais vous êtes le premier à militer pour que les sceptiques n'essayent même pas de reproduire les expériences des parapsychologues !

Et vous dites qu'on ne peut accepter qu'une variable comme l'attitude de l'expérimentateur puisse jouer sur les difficultés de réplication, alors qu'en même temps vous acceptez (bien obligé quand on est psychologue) l'effet expérimentateur ! On arrive forcément à un débat gagnant-gagnant si on cumule de la sorte les affirmations contradictoires.

Jean-Michel Abrassart a dit…

Bonjour,

Bien entendu qu'ils faisaient tous les deux le même protocole: c'est pour ça que j'ai cité ce papier lorsque vous m'avez demandé de donner un exemple où un sceptique a utilisé exactement le même protocole qu'un tenant (voir quelques commentaires plus haut).

L'utilisation d'un même protocole n'empêche pas l'effet expérimentateur, qui peut être par exemple généré par l'attitude du chercheur avec les sujets. L'effet expérimentateur est mystérieux (et fascinant) mais ça ne fait pas qu'il nécessite le Psi pour être expliqué (si vous argumentez cela vous tomber dans l'argument fallacieux dit du "Psi of the gaps").

Vous écrivez:

Si un parapsychologue motivé obtient des résultats, et qu'un sceptique motivé à ne pas en obtenir n'en obtient pas, il est ridicule d'expliquer seulement les résultats positifs par un "effet expérimentateur". Cela fonctionne en fait dans les deux sens, ce que Wiseman reconnaît (publi déjà citée).

Vous semblez ignorer que la troisième collaboration sur ce sujet entre Richard Wiseman et Marilyn Schlitz fut un échec de réplication. Voir (2006):

"Of two minds: Sceptic–proponent collaboration within parapsychology"

Je cite l'abstract (souligné en gras par moi):

"The first two collaborations obtained evidence of ‘experimenter effects’, that is, experiments conducted by the proponent obtained significant results but those conducted by the sceptic did not. This paper describes a new collaborative study that attempted to replicate our previous findings and explore potential explanations for past results. The new study failed to replicate our previous findings.

Et dans la discussion (souligné en gras par moi):

Second, it is possible that the results from our first two studies represented chance findings or undetected subtle artifacts and that the results obtained in the present study accurately reflect the absence of a remote detection of staring effect. It is certainly the
case that the methodology and statistical analyses employed in this third study weremore sophisticated than the techniques and procedures used in our previous work.


Du coup, même le discours que vous tenez sur la différence de résultats entre un chercheur tenant et un chercheur sceptique n'est pas répétable de manière fiable.

C'est ça la beauté de la parapsychologie: aucun protocole n'est répétable de manière fiable. Ce qui est bien plus symptomatique d'un phénomène qui n'existe pas que d'un phénomène qui existe réelement.

Mais bon, je suppose que vous n'allez pas plus tenir compte de cet échec de réplications que de tous les autres. Je suis certain que vous allez, en bon psiphile, rapidement trouver une manière de rationaliser cet échec. Une bonne couche d'hypothèses ad hoc et - hop! - votre croyance dans l'existence du Psi sera à nouveau efficacement protégée de toute possibilité de réfutation.

Si un jour les tenants arrivaient avec un protocole de qualité (avec d'excellents contrôles) générant des résultats avec une taille d'effet importante, et ce de manière constante entre les réplications par divers chercheurs tenants, alors oui, dans ce cas de figure, cela vaudra la peine que des sceptiques tentent de le répliquer. Mais pour l'instant, les protocoles que proposent les tenants non seulement on des tailles d'effet faibles, mais en plus les tenants eux-mêmes n'arrivent pas à les répliquer de manière constante! Du coup, je ne vois effectivement pas pourquoi les sceptiques devraient se fatiguer à tenter de les répliquer...

Encore une fois, les résultats de la littérature parapsychologique montrent tous les symptômes d'un phénomène n'existant pas, quoi qu'en dise Rupert Sheldrake ou Dean Radin...

Sceptiquement vôtre,

Anonyme a dit…

Encore une fois, vous ne lisez pas les commentaires qui vous sont faits ! J'ai parlé de l'échec de réplication de la dernière expérience de la série ! Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer cet échec mais, au final, c'est une expérience au cours d'une série (qui d'ailleurs aurait dû être poursuivie). Si on se contente d'un échec pour expliquer toutes les réussites, le jeu des négationnistes est facile.

"L'effet expérimentateur est mystérieux (et fascinant) mais ça ne fait pas qu'il nécessite le Psi pour être expliqué"

Effectivement. Mais si vous admettez l'effet expérimentateur, pourquoi vous ne le faites fonctionner que dans un seul sens (pour expliquer les résultats positifs) alors que les sceptiques aussi ont des attitudes pouvant influencer les participants !

Votre façon de généraliser l'échec de la dernière réplication de Schlitz & Wiseman à toute la parapsychologie est ahurissante. Au moins vous ne répétez pas votre affirmation erronée selon laquelle leS sceptiqueS échouent à reproduire leS protocoleS de parapsychologie. Vous citez un seul sceptique, dans une étude qui n'est pas focalisée sur la réplication en tant que telle, mais sur la différence d'effet expérimentateur entre sceptique et parapsychologue (la même étude peut être pratiquée sans que l'expérimentateur n'ait d'interactions avec les participants et ne joue le rôle de "sender"). Maintenant, ce serait les protocoles de parapsy qui ne seraient pas assez bons, les tailles d'effets "trop faibles" (malgré le fait que cela ne veut rien dire, car un résultat significatif qui se maintient a autant sinon plus d'importance qu'une seule étude obtenait une très grande taille d'effet.) Comme vous le dites, les sceptiques ne se fatiguent pas à faire des expérimentations, mais ils continuent pourtant à dire qu'ils n'arrivent pas à reproduire les résultats des parapsychologues !

Bref, vous passez à un autre argument (progression ou régression, je ne saurais dire), sans avoir réussi à étayer celui que vous affirmiez précédemment.

David Rossoni a dit…

"un résultat significatif qui se maintient"

On ne trouve justement rien de tel en parapsychologie...

Maintenant, à titre personnel, j'attends d'un si brillant rhétoricien qu'il réponde sans détours à cette question simple et claire posée initialement par JMA mais restée toujours sans réponse : description d'une expérience qui, si elle était répliquée et obtenait des résultats négatifs, démontrerait à vos yeux que le Ψ n'existe pas.

KL a dit…

David, impossible de trouver une telle expérience, le psi est capricieux et il est certain qu'il ne se montrera pas dans une expérience qui vise à prouver qu'il n'existe pas.
D'ailleurs, est-il vraiment possible de prouver qu'une chose n'existe pas? Il est mille fois plus "facile" de prouver qu'une chose existe. Excepté quand cette chose n'existe pas.

Enfin, pour moi si le psi existait réellement il est évident que les expériences visant à démontrer son existence doivent donner des résultats significatifs peu importe l'obédience de l'expérimentateur.

Si j'affirme que l'eau gèle à 0°C, je peux aisément le prouver. Et tout expérimentateur qu'il croie ou non en cette théorie peut répliquer l'expérience et arriver au même résultat.

David Rossoni a dit…

"David, impossible de trouver une telle expérience, le psi est capricieux"

Pour moi, tout est dit.

Anonyme a dit…

Comme il est impossible de prouver une chose qui n'existe pas, la seule chose qu'on constate ce sont des expériences qui permettent d'éliminer certaines conceptions du psi. Par exemple : est-ce que le psi est une force électromagnétique ? Non. Est-ce que le psi dépend de la distance ? Non. Etc. Ce qu'il faut regarder ce sont donc les modèles théoriques du psi et les expériences qui peuvent venir les réfuter. Ce qui n'empêche qu'il y ait des anomalies qu'un modèle théorique doit pouvoir prédire.

KL dit : "Enfin, pour moi si le psi existait réellement il est évident que les expériences visant à démontrer son existence doivent donner des résultats significatifs peu importe l'obédience de l'expérimentateur.
Si j'affirme que l'eau gèle à 0°C, je peux aisément le prouver. Et tout expérimentateur qu'il croie ou non en cette théorie peut répliquer l'expérience et arriver au même résultat."

L'eau n'est pas un être humain. Il y a des interactions bien plus complexes avec les êtres humains, dont certaines qu'on appelle "effet expérimentateur". Or, cet effet est reconnu dans toutes les sciences du comportement (dès qu'il y a des êtres vivants).

Mais le problème n'est même pas là : l'idée que les sceptiques échouent à reproduire les expériences est un mythe. Les sceptiques ne font tout simplement pas d'expériences, ou, quand ils en ont, ce ne sont pas des expériences qui reproduisent des protocoles des parapsychologues sans les biaiser.

Comme on pouvait déjà le lire dans les années 80 :
"Le militant [sceptique] Martin Gardner, par exemple, écrit en 1983 :

« Comment le public peut-il savoir que, pendant cinquante ans, des psychologues ont fait de leur mieux pour reproduire les expériences psi classiques, avec un total insuccès ? C’est cela et rien d’autre qui a conduit la parapsychologie à sa perpétuelle stagnation. Des données positives continuent à être délivrées par un minuscule groupe d’enthousiastes, pendant qu’un groupe de sceptiques beaucoup plus vaste accumule des preuves négatives. »

Honorton commente : « Gardner n’essaie pas d’apporter la preuve de son affirmation, et il serait bien en peine de le faire. Car c’est de la pure fiction. Allez donc chercher les expériences des sceptiques, et vous verrez ce que vous rapporterez" En outre, où est le « beaucoup plus vaste groupe de sceptiques » ? Dix ou peut-être quinze adversaires du psi sont responsables de tout ce qui a été publié à son encontre. "

Extrait d'ici : http://www.metapsychique.org/Les-differents-aspects-du.html

David Rossoni a dit…

"est-ce que le psi est une force électromagnétique ? Non. Est-ce que le psi dépend de la distance ? Non. Etc."

Est-ce que le "Etc." inclus : "l'hypothèse du psi est superflue, inutile pour expliquer ce qui se passe ici" ? Je n'en ai pas du tout l'impression... A la base, on a donc votre foi en la réalité de certains phénomènes (télépathie, précognition,...) et un postulat fondamental pour les expliquer : le psi. Ce postulat de base n'est jamais réellement remis en cause. Des expériences peuvent venir réfuter "certaines conceptions du psi" comme vous dites mais elles n'entament de fait en rien la croyance en son existence, bien que la métapsychique / parapsychologie se soit montrée incapable d'étayer ce postulat en près de deux siècles...

Dans une nouvelle tentative de rationalisation de votre foi, vous vous réfugiez derrière le fait que l'on ne peut pas prouver l'inexistence de quelque chose (exemple d'argument sceptique récupéré par des tenants). A cela, je vous répondrais que si les physiciens n'ont pas non plus stricto sensu prouvés l'inexistence de l'éther, ce concept a pourtant bien été abandonné suite aux progrès effectués par leur discipline au début du XXe siècle, avant tout la théorie de la relativité restreinte (note préventive à l'intention du dénommé "Robert", qui passe son temps à essayer de prendre en défaut et de contredire quasi systématiquement les auteurs de ce blog : non, je n'ignore pas que des faits d'observation, comme l'absence de variation de la vitesse de la lumière selon la direction, ont aussi contribué à l'abandon de la théorie de l'éther).

Jamais rien de concret n'est donc sorti de toutes vos expériences parapsychologiques. (Je passe pudiquement sur les fraudes caractérisées.) Après, pour rationaliser les échecs, monter en épingle des résultats faibles et ambigus, couper les cheveux en quatre et manier l'arme rhétorique afin de contester telle ou telle réfutation sceptique, on trouve d'infatigables champions parmi les psiphiles. En revanche, pour des résultats tangibles et répétables, on attend toujours... et on risque fort d'attendre encore longtemps :) On est bien dans de la science pathologique.

jere a dit…

Salut Venom

Je decouvre a l'instant ton article et je vois que c'est a peu de chose pres ce que je viens d'ecrire sur ufo-logic ici.
http://ufo-logic.xooit.com/t1985-la-th%C3%A9orie-quantique-g%C3%A9n%C3%A9ralis%C3%A9e.htm
Nous sommes donc d'accord sur ce point, et bravo pour ton article au passage qui est tres bon.